L'état de stress post traumatique

Actualités Publié le 03.11.2009

 

Répercutions psychiatriques et psychosociales à long terme

L’état de stress post traumatique représente l’une des répercutions psychiatriques les plus caractéristiques et les plus grave à long terme.

La répétition est le signe pathognomonique du traumatisme psychique(11). Elle prend la forme de rêves, de cauchemars, jusqu’au besoin compulsif d’évocation des événements traumatiques, en passant par les flash back et les souvenirs douloureux qui reproduisent l’événement traumatique.  

Définition du PTSD dans le DSM IV (Le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual - Revision 4) est un outil de classification qui représente le résultat actuel des efforts poursuivis depuis une trentaine d'années aux États-Unis pour définir de plus en plus précisément les troubles mentaux. Il a été publié par l'Association américaine de psychiatrie en 1994. Il s'agit de la 4ème version du DSM.)

A. Le sujet a été exposé à un événement traumatique dans lequel les deux éléments suivants étaient présents :

  •  1. le sujet a vécu, a été témoin ou a été confronté à un événement ou à des éléments durant lesquels des individus ont pu mourir ou être très gravement blessés ou bien menacés de mort ou de graves blessures ou bien durant lesquels son intégrité physique ou celle d’autrui a pu être menacée.
  • 2. La réaction du sujet à l’événement s’est traduite par une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur.

B. Symptômes d’intrusion


L’événement traumatique est constamment revécu de l’une (au moins) des façons suivantes :

  • 1. Souvenirs répétitifs et envahissants de l évènement provoquant un sentiment de détresse et comprenant des images, des pensées ou des perceptions (jeu répétitif exprimant des thèmes ou des aspects traumatiques chez l’enfant)
  • 2. Rêves répétitifs de l’événement provoquant un sentiment de détresse (rêves effrayants chez l’enfant)
  • 3. Impressions ou agissements soudains comme si l’événement traumatique allait se reproduire (illusions, flash-back, hallucinations)
  • 4. Sentiment intense de détresse psychique lors de l’exposition à des indices externes ou internes évoquant ou ressemblant à un des aspect de l’événement traumatique en cause
  • 5. Réactivité physiologique lors de l’exposition à des indices internes ou externes pouvant évoquer un aspect de l’événement traumatique en cause.

 C. Symptômes d’évitement


Evitement persistant des stimuli associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale, avec au moins trois des manifestations suivantes :

  • 1. Efforts pour éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au traumatisme
  • 2. Efforts pour éviter les activités, les endroits ou les gens qui éveillent des souvenirs du traumatisme
  • 3. Incapacité à se rappeler d’un aspect important du traumatisme
  • 4. Réaction nette de l’intérêt pour les activités importantes ou réduction de la participation à ces activités
  • 5. Sentiment de détachement d’autrui ou bien de devenir étranger par rapport aux autres
  • 6. Restriction des affects (par exemple : incapacité à éprouver des sentiments tendres)
  • 7. Sentiment d’avenir « bouché » (par exemple : ne pas pouvoir faire carrière, se marier, avoir des enfants, avoir un cours normal de vie)

 D. Des symptômes neurovégétatifs

Au moins deux symptômes persistants traduisent une activation neurovégétative :

  • 1. Difficultés d’endormissement ou sommeil interrompu
  • 2. Irritabilité ou accès de colère
  • 3. Difficultés de concentration
  • 4. Hyper-vigilance
  • 5. Réaction de sursaut exagéré

E. Les symptômes des critères B,C et D durent plus d’un mois.

F.La perturbation entraîne une souffrance significative ou une détérioration du fonctionnement social, professionnel ou d’autres domaines importants.

Le syndrome de stress post traumatique est une des conséquences possibles de l'inceste. Il y en a beaucoup d'autres. Pour aller plus loin, consulter la page "Les chiffres". Par ailleurs, en mars 2010, Face à l'inceste a commandé un sondage sur la santé des victimes d'inceste réalisé par l'Ipsos et financé par Axa Atout Coeur. 341 victimes, membres d' Face à l'inceste ont répondu. Leurs réponses ont été comparées à celles d'un échantillon représentatif de français. Les résultats sont édifiants. Pour consulter ces résultats, cliquer ici.

articlesLire les témoignages sur les conséquences de l'inceste        
Nous en parlons
S
spiritflicka
Publié le 20.02.2010
Inscrit il y a 11 ans / Habitué / Membre

Comment se fait-il qu'il soit si difficile au Québec pour les psychiatres d'émettre un diagnostique et choc-post-trauma mais qu'ils classent la plupart des victimes dans le trouble de personnalité?
Merci de bien vouloir répondre.;-)