Victime sans soins adaptés

Témoignage Publié le 06.03.2022

J'ai 52 ans. Enfant donnée en pâture à notre voisin chaque semaine pour satisfaire ses besoins pédocriminels avec la complaisance et le soutien de ma famille,

puis à 14 ans en "vacances" chez le cousin de 30 ans qui pesait 130 kg, viol par tous les trous, excusez-moi d'être crue, après m'avoir droguée ; le cousin n'a pas nié mais on a mis la responsabilité sur moi. J'ai eu bac plus 4 car j'ai pensé que d'avoir un métier me permettrait de m'en sortir, et j'ai vu une trentaine de psychiatres incompétents, non-formés au TRAUMA, que des ordonnances de psychotropes en quantités effarantes, mais aucun soin pour le retraitement du trauma. Mais le psychiatre que je vois actuellement, aucune formation, me reproche mon traitement, ne veut pas me faire de bons de transport car cauchemars... nuits terribles... culpabilité de surconsommer parfois ; "J'ai qu'à sortir"... "y'a qu'à"... "faut qu'on"... aucune volonté de se former à ce trauma ou à m'orienter, c'est la triple peine.

Détruite enfant, non-comprise et non-soignée adulte, culpabiliser de prendre beaucoup de médicaments ou de demander un bon de transport. AUCUN SOIN TRAUMA proposé, aucune remise en question de tous les psys qui comme ils ont fait 10 ans d'études, ne pensent pas à traiter le trauma mais juste à l'anesthésier ou nous enfermer. Le sujet est totalement absent des débats présidentiels. C'est une très grande souffrance pour les victimes qui après le livre de Camille Kouchner pensaient que toutes classes politiques confondues pouvaient admettre qu'il fallait un plan inceste, avoir l'humilité de voir qu'ils avaient failli, et agir. On attend toujours les centres post-trauma promis. On a compris que le sujet était écarté. La souffrance après l'espoir est encore plus grande.