La loi et l'ordre

Témoignages Publié le 01.03.2013

thinkingmanBonjour, paix à ceux qui sont là pour comprendre. Je temoigne ici aujourd'hui d'une part parce que j'en ai besoin et d'autre part car j'ai besoin d'aide pour mener une action en justice contre mes conditionneurs, ne trouvant pas de termes plus appropriés contre ceux qui m'ont enfanté. Pendant dix sept années, j'ai subi ce qui se fait de plus sournois dans la destruction de l'être et, vice pour vice, puisqu'au fond on est ce que nos parents nous ont fait, autant que j'y aille à fond et que j'asservisse ce je sens en moi comme une béte sauvage et ignoble.

je m'appelle Éric j'ai 49 ans. Le premier souvenir sexuel que je garde de mon enfance salie c'est d'avoir été retrouvé par un vieil homme la main entière enfoncée dans l'anus. j'avais 5 ans Par la suite mon cousin qui avait alors 17 ans a voulu que je lui pratique une fellation. Chez son père les jeux sexuels étaient "très libres" et nous étions trois enfants qui sous la direction de ma cousine de 12 ans jouions au docteur. Un week-end, où malgré les doutes énormes qui planaient sur cet oncle mes parents m'ont laissé à leur garde; Ce jour là j'ai eu un accident de mobylette et je conçois avec le recul qu'il a été volontaire de ma part pour ne pas avoir à subir un viol. Par la suite, dans la maison de mon géniteur je pouvais accéder très librement à la pornographie. Je prenais les livres que je cachai dans les toilettes pour me masturber une grande partie de la nuit attiré par la pornographie comme une phalène en été l'est par la lumière qui la tuera. A sept ans je savais déjà théoriquement tout de la bisexualité de l'urologie de toute sorte de pratique sexuelle humaine. Vers neuf ans j'ai pris un livre zoophile sous le lit blanc cassé de mes géniteurs et l'ai gardé plusieurs semaines sans que d'aucune manière ils ne viennent me le réclamer. Masturbation et scolarité font rarement bon ménage et mes notes empirant je me suis retrouvé en 6° aux mains d'un véritable bourreau qui non seulement m'humilier verbalement mais m'abreuver de coup comme on saoule un chameau. Jour après jour, la terreur que je croyais seulement domiciliaire s'est mis  à croître au point de me rendre fou de terreur. Je rentrais chez moi pour subir les coups de ma génitrice et le silence dédaigneux de mon géniteur qui m'inspire encore quoique moindre une terreur sans nom. De la théorie à la pratique le pré adolescent s'est mis à obéir aux stimulus accumulés. J'oubliais cette espèce d'angoisse ce ressenti quant aux passages de certains adultes plutôt que d'autres qui passant une main dans les cheveux qui sur le corps vous faisait ressentir leurs désirs. On dit que les prédatu-eurs trouvent facilement leurs victimes. je le crois puisque je l'ai vécu à au moins deux reprises hors de mon "foyer"( plutôt infernal...). Vers onze ans, j'essayais la zoophilie.Les garçons des chambres voisines se servaient de moi pour me faire admirer leur masturbation. je subissais, la loi du silence et de l'enfer, si tu parles.... A partir de treize ou quatorze ans, je me masturbais jusqu'à quinze fois par jours quand je n’étais pas en pension où là j'étais bien au calme et sans tyran pour me renvoyer à mes peurs. Cinq ans de presque paix car dés qu'arrivait la fin de semaine le jeu pervers recommençait. Les livres n'étaient plus posés sous le lits mais dissimulés à divers endroits de la maison mais toujours aucune réclamation toujours le silence jamais un "Éric c'est toi qui a pris le livre..". A quinze ans j'ai trouvé un godmichet. Je l'ai pris utilisé une fois et detruit de honte et de rage et toujours rien pas un mot que dalle. C'est à cet age là qu'ils sont rentrés dans une secte qui fait entré la lumière en nous (lol) Mahikari. Je sais pas si ça marche mais je dois dire que j'ai rencontrer des jeunes aussi au fait que moi des choses du sexe mais beaucoup moins refermés sur eux même, putain d'enfermement putain de honte putain moi-même j'en suis presque sur aujourd'hui. A ce moment là j'ai failli violé ma soeur mon frère par jalousie puisqu'ils étaient les aimés mais aussi le frère d'un de mes compagnons de "jeux". C'est à ce moment que je me suis rendu vraiment compte que quelque chose n'allait vraiment pas. J'ai quitté la maison pour l'armée. Puis après une passage court mais pénible j'en suis sorti pour me retrouver dans l'appartement que mes parents me prêtaient dans le centre de bordeaux premières rencontres homos vites oubliés au profit des fils de rien que sont les enfants de la rue et pour la drogue l'alcool le sexe sans lendemain mais cruel la rue la clochardisation et le retour dans ce bercail hypocrite comme je me sens aujourd'hui. Mépris condescendant mais poli , et malgré le travail que j'ai pu fournir chez eux pas de retour pas de salaire pas d'aides malgré les journées de 12 à 15 heures comme si c'était normal comme si je devais rester leur esclave à vie...

Et moi gros salaud de base je détruisais le cœur des femmes sans m'en rendre compte par jeu alors que je le faisais par haine de celle qui se présentait à moi comme exemplaire et chrétienne avec sa vertu son travail et" il faut pardonner à sa mère".. Cette vieille qui se disait ma grand mère et qui me forçait presque à l'embrasser sur la bouche. Putain je ne garde que des souvenirs comme ça de cette foutue famille. Puis, j'ai rencontré une femme une fille plutôt qui m'a raconté avoir subi les mêmes choses. Nous avons trois enfants et moi, dans mon obsession dans ma peur de voir mes enfants être victime et peut être aussi par ce vice jamais éteint qui nous poussent nous enfants serpillières  à vouloir nous détruire, je téléchargeais des images et des films pédophiles pour les envoyer aux juges tout en me masturbant jusqu'à 24 heures par jour. Personne n'y croit et pourtant, quand cette folie vous habite elle vous ronge jusqu'au sang. J'ai tout perdu ma famille mes amis ma verve ma joie de vivre juste parce que j'étais prisonnier de ce conditionnement de cette peur. Aujourd'hui on me dit il faut oublier il faut laisser courir c'est fini. NON c'est pas fini certaines nuits dans mes cauchemars dans mes regards sur les enfants sur les bêtes... Imaginez vous un homme de 49 ans pas trop con se jeter sur son chien un soir de beuverie pour essayer de le prendre? Ca peut faire rire dans un sketch mais dans la vrai vie vous vous dites putain j'aurai du, pu, envie de me contrôler...Et non ! Avant j'ai voulu me tuer m’émasculer j'ai cherché ma destruction et soit je suis trop lâche soit j'aime trop la vie, mais non, pas avant eux, pas avant de leur avoir rendu le mal qu'il m'ont fait. Je veux et je cherche la justice et cette fille de garce se contente de me dire qu'il y a prescription, que les crimes sont oubliés, oubliés par qui, par la justice par ceux qui les ont commis, par qui, pas par moi en tout cas qui me dénis en tout, mon travail, mes envies, mes choix, même dans mon rôle de père alors que mes enfants, sans être tout pour moi, sont quand même les être qui comptent le plus pour moi.

J'ai besoin d'aide pour aller en justice. J'ai un avocat qui est prêt à me suivre pour un procès civil mais, franchement, je trouve ça limite. Je veux aller au pénal et faire mal, faire du bruit parce que je veux changer de nom de famille renier leur héritage économique de leurs vivants et je veux qu'ils le sachent. Je ne veux ni dommages et intérêts rien juste ces deux propositions. Si parmi ceux qui viennent de me lire il y a des personnes pouvant m'apporter un soutien ou qui se sentent prêt à l'action pour que la réminiscence

soit prise en compte par les tribunaux et que ce soient non la fin des faits mais la fin de la souffrance qui décide de la prescription alors je me met à votre service car c'est aussi le mien

en vous remerciant pour m'avoir lu je vous souhaite à tous bon courage.

Eric F.