Les mots sur les maux

Témoignages Publié le 24.03.2017

Les mots sur les maux

Enfin j'ose parler. Enfin je comprends que je n'y suis pour rien. Enfin je commence à percevoir l'impact du viol incestueux fait par mon frère sur la petite fille que j'étais et sur le femme que je suis devenue. Enfin j'ai pu envoyer par mail, à mes frères et ma soeur, les mots que je n'ai jamais pu dire sur tous mes maux qui m'ont pourris ma vie, mes jours et mes nuits. Qu'en feront ils ? Je m'en fout mais j'ai pu dire que ses "touches touches pipi" comme en parle mon frère selon la loi est  un viol.

Je sais maintenant que j'ai été violée par mon frère dans une famille comme les autres avec le consensus de la fratrie. Car mettre un doigt dans mon petit vagin de fillette et dans l'anus c'est un viol et mon pas du touche touche et par un frère ayant 7 ans de plus que moi. Cela me soulage de lire sur les différents sites du net et sur votre site les ravages d'un viol par un proche. Je comprends un peu mieux mes maux : insomnies, colères, irritabilité, dépression, pétage de plomb, surdité etc..

A 55ans je décide enfin de me débarrasser de mes casseroles, de faire le vide autour de moi et de rompre avec cette famille de merde, toxique et de leur dire à eux les autres ses frères et cette soeur qui pensent que ce n'est rien qu'un petit touche touche pipi. Et bien non, ce n'est pas rien, la petite fille qui a 8 ans allait dans la cave avec son frère qui très gentiment l'asseyait sur des palettes et introduisait son doigt là où il voulait quand il voulait en lui faisant comprendre de ne rien dire. Et qui se permettait de refaire et refaire comme et quand il voulait dans la chambre, dans la cuisine etc.

Et même plus tard à l'âge adulte. La petite fille qui a grandi dans le non dit, le mensonge et la peur de le dire car si le père l'avait su, cela aurait été la fin du frère. Après tant d'années  cette petite fille ose enfin le dire. Mais je me demande pourquoi si tard ? Est-ce l'approche de la vieillesse ? Je ne sais pas mais ce que je sais c'est que je me sens mieux et que cette rupture familiale m'est salutaire et comme le dit le proverbe mieux vaux tard que jamais.

Nous en parlons
N
nevertolate
Publié le 25.10.2017
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bonjour, votre histoire est si similair a la mienne. Pendant 9 ans j'ai subi l'assaut d'un e mes freres. quand j'en ai parle a 17 ans on m'a fait taire. quand j'ai parle at 28 ans on m'a fait taire. quand j'ai parle et ecris les faits at 43 ans la famille m'a tourne le dos. La separation est tres difficile a vivre, le manque de soutien de mes soeurs qui etais si proche me manque enormement mais je sais que le jour ou je les reverrai la verite sera dite sans peur des consequences. Le silence a eu les pires consequences pour ma vie, la vie de la famille et les enfants de l'agresseur, mon frere. Ouis les maux continuent mais je n'etoufe plus avec les non dits.