Un procès en appel INDIGNE de LA Justice !

Témoignages Publié le 01.02.2011
Fotolia_15951260_XSSurvivante, je suis choquée, horrifiée et atterrée. Un procès en assises qui me laisse dans la révolte, l'indignation, le dégoût, entre l'horreur, la 5ème dimension et l'absurde...Ce qui me rend non pas haineuse, mais d'autant plus déterminée pour dénoncer l'injustice, me battre, lutter pour ma dignité, mon honneur en pensant à mes proches et à toutes les victimes d'incestes, de viols, de maltraitances et d'abus sexuels. Mon agresseur a été condamné dans un 1er procès en Cour d'Assises à 8 ans de prison ferme. Pour en arriver jusque là, ça a été un parcours du combattant de 10 ans ! Mon agresseur a fait appel, ce qui était logique avec sa personnalité et ses expertises psy. Il a fait quelques mois de prison puis a été remis en liberté... déjà incompréhensible. Bizarre.
Au procès en appel, il était défendu par 2 avocats.
Ce que j'ai constaté :
- quelques jurés tirés au sort au tout début soufflaient genre "ah non merde pfffff"...
- Avocats agressifs qui ont tout fait pour discréditer et malmener tous nos témoins, quitte à dire des mensonges ensuite sur eux et sur moi pendant la plaidoirie (impossible de les contredire...)
- l'argument "vu à la TV" (à propos d'un extrait sorti hors contexte de l'émission de Béatrice Schonberg de mars 2010) utilisé pendant la plaidoirie (donc encore impossible de réagir)
- l'utilisation des "faux-souvenirs" (à la mode il paraît pour que les bourreaux soient acquittés) et des soi-disant grandes études américaines sur le sujet pendant la plaidoirie - avec comme sous-entendu un témoin de mon côté qui serait responsable de "mes faux-souvenirs" ! (encore impossible pour nous de réagir)
- la présentation de nouvelles pièces pendant le procès alors que la déontologie des avocats demande que la partie adverse en ait pris connaissance avant le procès
- une photo en A4 des parties génitales de mon agresseur (ou de quelqu'un d'autre allez savoir ?)... L'ignoble, l'insupportable qui m'a fait hurler de douleur !!!!
- la partie adverse a fait circuler des photos aux jurés pendant la plaidoirie de mon avocat !!!!!!!! Pratique pour distraire les jurés...

Bref, la partie adverse a fait un show à l'américaine non pas pour LA VERITE ni LA JUSTICE mais uniquement dans le but de gagner un procès à n'importe quel prix. Ce qui a eu lieu c'est leur vérité. Comment ce genre d'avocat peut se regarder dans la glace après ça ?

Les droits de l'Homme respectés ? Non. Ici c'est le droit du bourreau. "Au bénéfice du doute"... Comme preuve matérielle il leur aurait fallu un échantillon de sperme !!!!!!!! pendant que j'avais entre 11 et 15 ans ! Bah voyons...

Pire : Les droits de l'Enfant BAFOUES oui ! Le droit de la victime ? Apparemment pendant ce procès ça n'avait pas beaucoup d'importance.

Encore de quoi choquer :
- le Président de la Cour m'a appelée par le nom de mon agresseur ! 5 ou 6 fois le même lapsus et même pendant le verdict... Pourquoi ? Qu'est-ce que cela signifie un lapsus aussi horrible ? Très bizarre.
- mes parents, ma famille, très malmenés à propos de leur absence pendant mon enfance. Ils ont certes été très absent. Mais tout ça pour aboutir à un acquittement de mon agresseur à qui mes parents m'avaient confiée !

Tout le monde était d'accord pendant ce procès pour reconnaître que j'ai été victime de viols répétés et que j'étais en souffrance à cause de cela. Même la partie adverse l'a dit dans sa plaidoirie que j'ai été victime de viols. Donc elle savait. Elle avait compris. Toute la stratégie de la défense était de travailler sur le doute. J'appelle cela de la manipulation pour pouvoir gagner un procès à n'importe quel prix, en sachant qu'un violeur - pédophile - est en liberté. Il doit rendre des comptes à la société, à la Justice et surtout me DEMANDER PARDON et m'expliquer pourquoi il m'a fait ça à moi ! Qui peut dire et affirmer qu'il ne recommencera pas sur une autre petite fille en plus ?

Pour conclure : ACQUITTEMENT de mon agresseur "au bénéfice du doute" et parce que la défense n'avait aucune morale, aucun scrupule, ni aucun respect vis à vis de moi et de ce qu'on peut attendre de la Justice : La Vérité.
Il aurait mieux valu que mon bourreau me tue, là au moins il y aurait eu des preuves matérielles comme pour un accident ou un assassinat... Et encore qui sait ?
Pour moi ce qui c'est passé : c'est cautionner les actes de pédophilie, de viols et d'inceste. C'est insupportable !
Nous en parlons
A
Anne_
Publié le 16.02.2011
Inscrit il y a 11 ans / Actif / Adhérent

c'est certainement l'une des craintes qui me fait ne pas agir en justice (en plus de la prescription) : ne pas vouloir m'exposer au déni devant une cohorte de personnes qui accorderont le bon dieu sans confession à mes agresseurs parce qu'ils présentent bien et qu'ils sont bons pères de famille.
quant aux avocats, je ne voudrais pas être à leur place : soit ils sont couverts d'eczéma, soit ils n'ont aucun amour propre et vivent dans un monde sans humanité.

bien du courage pour affronter la suite de ce parcours si difficile !

D
Dany78
Publié le 13.02.2011
Inscrit il y a 11 ans / Nouveau / Membre

Père de 2 enfants victimes d'un oncle maternel, je suis aussi révolté par le comportement " infecte" (et je pèse mes mots) de certains avocats a qui nous avons aussi eu à faire dans le cadre de notre affaire qui a fait l'objet de 3 procès.

Il semblerait qu'une des techniques de défense employée par ceux que je qualifie de " mercenaires de l'injustice soit une technique très agressive de culpabilisation publique des victimes, en les qualifiants de menteurs, d’affabulateurs, de simulateurs voire de comploteurs pour nuire aux intérêts de l'accusé..

Ces gens là savent bien sûr qu'il n'est en général pas possible de fournir de preuves matérielles ou des témoignages concernant les faits et ils misent sur un "discrédit" des victimes en s'appuyant bien sûr sur le cas "Outreau".

Nous avons subi ce type de comportement lors de 2 de nos 3 procès, c'est aussi insoutenable qu'intolérable , mais nous avons eu , si on peut dire, plus de chance que vous, le stratagème n'ayant pas abouti a créer le doute , devant une série d'aveux plus ou moins explicites de l'accusé qui a été reconnu coupable et condamné à chaque fois.

Votre histoire, comme la notre n'est probablement pas anecdotique et je pense que des associations comme la notre devrait publiquement dénoncer ce genre de pratique non seulement auprès du public et des politiques mais aussi et surtout auprès de la justice et des barreaux des avocats qui se comportent " impunément " de la sorte en rappelant simplement le serment qu'il ont fait en devenant avocat :
"Je jure, comme Avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité".
Ce serment que prête tout avocat avant d'exercer sa profession constitue le fondement de sa déontologie et les cas où
il n'est pas respecté doit être dénoncé à l'Ordre du Barreau auquel ces "brebis galeuses" rapportent

Je suis prêt à contribuer activement à cette clarification qui me semble plus que nécessaire.
Sommes de tout cœur avec vous,
Dany 78

P
pierro
Publié le 12.02.2011
Inscrit il y a 11 ans / Nouveau / Membre

Bonjour, j'ai lu votre témoignage.
Mon père passe aux assises dans quelques mois.
Je penserai à vous lors du procès, il n'y auras pas d'acquittement car j'ai un bon dossier
Avez vous fait appel?


pierre

I
isadu
Publié le 11.02.2011
Inscrit il y a 10 ans / Actif / Membre

je ne connais pas votre histoire mais suis indigner par la justice il faut se rendre a une évidence simple : si un grand avocat bien médiatiser vous défends tout va mieux que celui de l'aide juridictionnelle puisque ces messieurs avec une belle notoriété la refuse !!! c'est ce que l'on appelle :EGALITE ! je suis dans un cas quasi identique : classement sans suite manque de preuves ! tant qu'il n'y a pas de meurtre ou d'ado suicider la justice s'en fiche ! Elle est a 2 vitesses !
je vous souhaite beaucoup de courage car de victime on a parfois l'impression apres toute ces choses interrogatoires etc de devenir coupable mais le coupable c'est LUI pas vous n'oublier jamais cela .