Halte à la banalisation de la pédopornographie

Communiqués Publié le 27.03.2023
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Face à l’inceste et Innocence en danger se joignent à l’association Juristes pour l’enfance à l’audience du lundi 27 mars à 14h devant le juge administratif des référés de Paris pour demander le décrochage du tableau « Fuck abstraction » exposé au Palais de Tokyo. Cette peinture représente un enfant à genou, ligoté les mains dans le dos, violé par fellation.

Le but de cette action en justice est de protéger au plus vite les mineurs en visite qui ne manqueront pas de se retrouver confrontés à cette œuvre pédopornographique.

Nous sommes par ailleurs choqués de la réponse politisée du gouvernement à la demande formulée par une députée concernant le décrochage de la toile. « On ne peut pas sortir une œuvre de son contexte » selon notre ministre de la culture. L’interprétation de l’œuvre serait erronée car selon l’artiste il s’agit d’une dénonciation des crimes de guerre et « ce ne sont pas des enfants qui sont représentés ». Et de renvoyer ceux qui souhaitent protéger les enfants devant la justice.

Donc la justice décidera car nous déposerons plainte sur le fondement de l’article 227-23 du code pénal qui dispose que : « Sera punit de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d’enregistrer ou de transmettre l’image ou la représentation d’un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique ». Ces dispositions sont également applicables aux images pornographiques d'une personne dont l'aspect physique est celui d'un mineur, sauf s'il est établi que cette personne était âgée de dix-huit ans au jour de la fixation ou de l'enregistrement de son image. En l’occurrence, la peinture, représente un adulte imposant une fellation à un enfant dont la silhouette est proportionnellement beaucoup plus petite.

Nous n’attaquons pas l’artiste sur sa liberté d’expression mais le Palais de Tokyo exposant des mineurs à un contenu pédopornographique. Nous nous fondons sur la base de l’article 227-24 du code pénal. Cet article prévoit que « Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique, y compris des images pornographiques impliquant un ou plusieurs animaux, ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d’un tel message, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur. »

Nous souhaitons que le juge des référés ordonne le décrochage de la toile ou interdise l’exposition au mineurs afin de les protéger immédiatement. Nous portons plainte pour que de telle œuvres banalisant la pédocriminalité ne soient pas diffusées au grand public.