A toi, le salaud de son enfance...

Témoignages Publié le 17.12.2006
Comment pouvais-tu être grand-père, comment à tu pu être père ? Qui étais tu toi, aujourd’hui bien à l’abri dans ton tombeau ?
Je veux te dire ce soir que tu n’as jamais été qu’un immonde parasite, une sangsue venue se repaître de l’innocence d’une petite fille qui n’aurait jamais dû être la tienne.
Vas tu me dire comme tous les salauds de ton espèce que tu l’aimais, que tu lui faisais ça par amour… Je suis père de 3 filles, je les aime et je sais jusqu’au fond de mes tripes à quel point ce que tu as fais est le contraire d’aimer. Alors sans doute me demanderas tu de quoi je me mêle, qui suis-je pour te faire la morale, pour t’insulter ?
Et bien saches que j’aime aujourd’hui une femme splendide qui se bat à 33 ans, pour simplement être capable de vivre et tout ça parce qu’elle a eu le malheur d’être ta petite fille. Comment as-tu pu poser tes sales pattes de porc sur un être que tu aurais dû protéger comme la prunelle de tes yeux ? Non tu n’étais rien, ni un homme, ni un être humain, même pas un animal, car les animaux ne font pas ça…
Alors pourquoi suis-je en train de te parler ce soir, pourquoi un homme clair et sain doit il se rabaisser à converser avec un rebus de l’humanité comme toi ?
Et bien malheureusement, la vermine perverse que tu étais a su laisser sa trace, son venin immonde dans le corps de sa victime. Et bien que mort, tu existes encore par le mal que tu as fais et que tu fais encore.
Car oui, je te sens, tu es là dans tous nos rapports.
Moi je l’aime comme un homme aime une femme et quand l’amour est vrai, c’est encore plus fort, les corps s’attirent, veulent se fondrent l’un dans l’autre et les sens se mêlent aux sens sans que la raison n’intervienne. Nous aurions le droit de vivre cela car nous sommes un couple « légitime » fondé dans le respect et l’amour.
Et bien non, nous ne sommes pas libre de notre amour à cause de toi. Certains élans naturels se brisent à l’approche de gestes trop évocateurs sans que nous ne sachions vraiment pourquoi. Elle, doit se battre pour essayer de trouver ce naturel qui lui échappe et je me bat de mon coté pour repousser mon naturel qui la blesse.
Te rends tu compte, salaud, comment par tes gestes contre-nature tu as pu briser une des choses les plus belles qui puisse exister entre un homme et une femme. Le droit de pouvoir faire l’amour tout naturellement, dans la plénitude et le partage.
Alors, tout au contraire de toi, qui ne cherchais qu’à satisfaire tes bas instincts pervers sur la proie la plus facile, j’ai choisi de souffrir pour aider une femme que j’aime à s’en sortir. C’est très difficile car tu as brouillé les cartes. Amour, confiance, sexe, homme sont des éléments qui mènent souvent à l’incompréhension et à la dispute.
Mais c’est comme cela, c’est ton fardeau puant que tu as mis sur les épaules d’une petite fille que tu n’as jamais aimé, que je porte aujourd’hui aux coté de la femme que j’aime.
J’espère qu’elle parviendra à poser petit à petit, toutes le brindilles pourries qui le constitue et qu’enfin tu retourneras pour de bon vers ce néant dont tu n’aurais jamais du sortir.