IVG

Témoignages Publié le 21.10.2017

IVG

Il y a 8 mois, j’ai choisi de faire une IVG chirurgicale avec anesthésie locale pour être consciente de ce qu’il se passe dans mon corps, pour être maître de mon corps. J’ai vécu l’inceste étant enfant par différents membres de ma famille, il était hors de question de ne plus être dans l’inconscience. Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, j’étais joyeuse puis la réalité s’est imposée. La reconstruction, accueillir la vie meurtrie en moi avant d’accueillir la vie d’un autre fragile. Mon état psychologique était encore trop fragile pour accueillir un enfant, étant dans l’incapacité de me protéger moi-même dans de nombreuses situations, de nombreux actes à poser pour prendre mon parti, une situation financière précaire,  l’incapacité à construire une relation intime avec un homme. Une partie de moi culpabilisait car j’ai été élevée dans la religion chrétienne, je tuais un petit être. A l’échographie, j’apprends que l’embryon n’est pas viable, un soulagement.

Je ne voulais absolument pas être accompagnée par des proches, surtout pas par l’homme par qui je suis tombée enceinte. Je ne supportais pas sa présence, que je ressentais comme envahissante, en plus des symptômes comme les nausées, les seins congestionnés, la fatigue intense qui m’indisposaient. Avec, en tête, le souvenir d’une relation sexuelle où je ne voulais pas qu’il me pénètre sans préservatif et qu’il l’a fait quand même malgré que je l’aie verbalisé. Et l’ambivalence ressentie car une part de moi, avait malgré tout pris du plaisir.

Le jour de l’intervention, malgré la bienveillance des professionnels, j’étais en proie à mes peurs, mes jambes étaient tétanisées sur les étriers, mon sang ne circulait plus, fourmis dans les jambes, les douleurs étaient atroces lors de l’injection du produit anesthésiant. L’infirmière posait ses mains chaudes et rassurantes sur mon ventre. J’ai vu l’aspiration, le grand écarteur parce qu’il y avait une lampe au plafond qui faisait effet miroir, une vision d’horreur. Je l’ai dit au personnel qui a tout de suite pris des dispositions.

J’ai mieux compris pourquoi, le cerveau refoule les événements traumatisants.

Aujourd’hui, je suis en construction, j’apprends à sécuriser mon enfant intérieur, ma petite Leticia.

Nous en parlons
F
Femmedevaleur
Publié le 10.04.2018
Inscrit il y a 3 ans / Actif / Membre

C'est dingue comment je me reconnais en toi, je suis moi même chrétienne pratiquante, jsi été élevé dans la religion , violé et abusé par mes parents, J'ai rencontré un homme ya presque 10ans qui a un peu près l'âge de mon géniteur, je cherchais l'amour affectif que javais pas eu sauf que cet homme la à commencé à l'agressé, jss tombé enceinte j'ai eu honte il ma fais du chantage et des menaces j'ai du avorté contre mon gré aujourd'hui je regrette j'en ai jamais parlé à personne car jss chrétienne c tabou et mal vu , on ma traité de meurtrière j'ai souffert je vie chez les bourrezux ou j'ai grandit, ai fond je crois que j'aurai eu peur que mon enfant soit victime d'abus à son tour par les propres parents .