Le temps de la resilience

Témoignages Publié le 07.07.2010

a_ShowLetter02Je vais avoir 57 ans,les premiers flaschs remontent a 10ans je les ai refoulés mais ils sont revenus il y a 5ans c'était insupportable...depression grave avec passage a l'acte a plusieus reprises 3ans de maladie,d'anti depresseurs de calmants en tout genre... J'ai toujours été extremement dévouée a mes parents avec un tres fort sentiment de dependance surtout envers mon père .une mère maltraitante mechante et non aimante et un père debordant d'affection de trop d'affection...lorsque ces flashs sont réapparus de façon extremement violents et destructurants j'ai cru devenir folle. Hospitalisée a plusieurs reprises j'ai fini par comprendre ce qui m'etait arrivé lorsque j'etais une toute petite fille. Ce fut terrible et a ce moment là lorsque je l'ai dit a tous , tous m'ont tourné le dos pensant que je mentais, fabulais ou carrement pensant que j'etais folle meme mon mari ...

Dans les mois qui suivirent je me suis retrouvée seule face a ma problematique,isolée de toute ma famille qui m'avait rejetée en bloc et divorçée d'un mari qui ne me comprenait pas,ne me soutenais pas.

Seuls mes enfants ont intrinsèquement compris que tout cela était vrai heureusement qu'ils étaient sinon je serais morte..

Avec la psy j'ai appris a faire le deuil de la reconnaissance puis celui de la réparation..je me suis lentement reconstruite acceptant mon histoire ce fut long et chaotique mais aujourd'hui cela va bien toujours sous traitement mais un équilibre est là mes enfants, mes petits enfants mon travail, tout cela m'a permis de sortir la tete de l'eau et de ne plus me laisser submerger par mes émotions.

Ces grands traumatismes de l'enfance vous marquent au fer rouge pour la vie mais on apprend a vivre avec ces cicatrices on apprend a faire en sorte qu'elles ne se réouvrent pas a la moindre emotion on fait "ami ami" avec elles pour enfin vivre normalement .

Nous en parlons
A
Anne_
Publié le 25.07.2010
Inscrit il y a 11 ans / Actif / Adhérent

merci de nous montrer que c'est possible, qu'il peut y avoir un après
bien à vous