Ma fille de 6 ans est en danger !

Témoignages Publié le 17.12.2006

Bonjour, J’ai décidé aujourd’hui de vous raconter l’histoire de ma fille (6 ans) car après avoir fait tout ce qui est en mon pouvoir, je me retrouve impuissante face à une société dans laquelle on accorde malheureusement encore plus de crédit à un homme dit “respectable” qu’à une mère et sa fille dans la détresse psychologique, et face à un système judiciaire beaucoup trop lent en matière de protection d’enfants.

En avril 2003, sur ordonnance du Tribunal de Première Instance, mon époux doit quitter le domicile conjugal suite à ma demande en divorce pour fautes : non contribution aux charges du mariage avec condamnation du tribunal, violences physiques et morales, adultères . Il commence à exercer son droit de visite et d’hébergement (DVH) en mai 2003.

A chaque retour de week-end, ma fille est agressive envers moi, capricieuse, ne voulant pas dormir seule se plaignant de cauchemars à répétition. Je culpabilise dans un premier temps par rapport à ma demande de divorce, puis elle manifeste un comportement que je ne connais pas, une nouvelle façon de vouloir faire des câlins qui me dérange fortement, et commence à dessiner des choses très inquiétantes comme « papa avec un énorme sexe rouge » qui me semble être un sexe en érection. Puis « papa avec sa main dans la culotte de X » etc…

Je prends rendez-vous avec une assistante sociale que me conseille vivement de me rendre à la brigade des mineurs. Je ne sais pas encore si je dois faire cette démarche, soucieuse de sa portée sur la famille, les deux frères de ma fille X et leur papa. Mais celle-ci m’en persuade m’expliquant qu’il vaut mieux se tromper que laisser ma fille en danger au cas où tout cela s’avérait. Dans le même temps, mes deux garçons adolescents (12 et 14 ans), rapportent un comportement que l’on peut qualifier d’exhibitionniste de la part de leur père.

Je me rends à la brigade des mineurs sur rendez vous et le lieutenant qui me reçoit m’explique qu’étant donné que je ne peux pas apporter de preuves on se contentera de déposer une plainte pour exhibitionnisme. Deux mois plus tard seulement les trois enfants sont convoqués en audition à la brigade des mineurs. Là c’est l’horreur. Ma fille déclare que son père lui « touche la foufoune ». Elle est envoyée en urgence chez un gynécologue homme qui doit mesurer au mins 1m85 … C’est une nouvelle expérience traumatisante pour ma fille, malgré le grand professionnalisme du gynécologue. Il constate que le petite est toujours vierge mais ajoute que les propos de l’enfant restent malgré tout recevables. Lorsque je me suis présentée avec ma fille il ne connaissait pas les deétails du problème, il savait seulement qu’il devait examiné une enfant de 6 ans dans le cadre d’une suspision d’attouchements sexuels. Il m’a donc demandé de raconter les faits, et à ce stade là je ne savais que ce que ma fille avait déclaré à la Police. Plus tard j’ai appris qu’il avait dit dans son rapport que j’avais parlé à la place de l’enfant, ce qui commença à semer le doute dans l’esprit de la police qui commença à me regarder comme une « femme jalouse cherchant à se venger de son mari », propos qui m’ont été rapportés fièrement par mon mari qui les a soit disant entendus de la bouche de la police, des experts psy et du juge d’instruction…

Puis plus rien, le dossier est transmis au Procureur de la République que ne demande pas de complément d’information et classe pourtant le dossier trois mois après pour manque de preuves. Arrêtez moi si je me trompe mais il a bien dit manque de preuves et non délit non constitué. Sur le document de classement il n’y pas de tampon officel…

Mon avocat demande an mars 2004 l’ouverture d’une instruction pour laquelle il m’est demandé de payer une caution. Une juge d’instruction est nommé et il commence par recevoir mon époux. Ensuite des expertises psychiatriques sont demandées pour ma fille, son père et moi même. Dans un même temps le père fait une requête auprès du J.A.F. pour obtenir une garde alternée pétextant mon « alliénation mentale » et affirmant que les enfants sont « en grand danger psychologique » avec moi. Dans ce cadre il se permet d’écrire au J.A.F. pour lui dire qu’il a rencontré l’expert psy de ma fille et le juge d’instruction qui lui ont tous deux dit qu’il n’y avait pas à s’inquiéter… Comment a-t-il pu et dans quelles conditions rencontrer l’expert psy de ma fille ? Pourquoi cela choque-t-il tout le monde sauf les personnes concernées ? Sept mois se sont écoulés depuis l’ouverture de l’instruction, ma fille n’a pas été entendue par le juge pous l’instant, nous n’avons pas le retour des expertises, aucune mesure de protection n’à été prise pour ma fille, même pas dans le doute…

Dans le cadre de la requête de mon mari, le J.A.F. a décidé d’auditionner les trois enfants individuellement. Lorsque j’ai eu la parole au tribunal j’ai simplement demandé un peu de cohérence car si j’étais l’individu psychopathe que mon mari et son conseil venaient de dépeindre je ne le serais pas seulement une semaine sur deux … Le 10 août 2004 elle déboutait mon mari de sa demande et écrivait dans son ordonnace, je cite :
« Attendu que monsieur X sollicite une résidence alternée des enfants au domicile de chaque parent, en réaction à une plainte pénale déposée par la mère à son encontre, qu’il qualifie de stratégie diabolique ; Mais attendu que c’est avec souffrance que les trois enfants X rencontrent leur père lorsqu’il exerce son droit de visite et d’hébergement, que leur imposer une résidence alternée dans un tel contexte serait de nature à nuire à leur équilibre ; Attendu que chaque enfant décrit le comportement sexuel anormal d’un père qui se touche régulièrement et délibérément devant eux le sexen gestes qu’ils déplorent tous trois ; Attendu que la petite X a déclaré avoir subi un attouchement sexuel de son père, à propos duquel une enquête serait en cours ; Que dans ces conditions, la demande de résidence alternée présentée par monsieur X ne pourra qu’être rejetée… ».

A la suite de cette décision, mon mari a souhaité s’aérer à l’étranger et n’est pas venu chercher les enfants pendant plusieurs week ends de suite. Ensuite, les enfants ont refusé systématiquement de le suivre lorsqu’il est venu les chercher lors de ses DVH. A chaque fois une plainte a été déposée contre moi pour non présentation d’enfants alors que j’ai des témoins qui attestent que j’ai présenté les enfants avec leurs effets personnels, que je leur ai rappelé qu’il devaitn aller chez leur père pour respecter l’ordonnance du 1er avril 2003 fixant les DVH. J’a été psychologiquement maltraitée par la police lors d’une des auditions et on m’a demandé ensuite de ne pas leur en tenir rigueur car « c ‘est leur travail de mettre la pression psychologique sur les criminels pour les faire avouer ». On m’a accusée de manipuler psychologiquement mes enfants et j’ai alors demandé par téléphone à mon avocat d’intervenir. On m’a accusée, dans un autre cadre, mais toujours au sein de la police, d’avoir épousé un pervers en connaissance de cause et de lui avoir fait trois enfants, et qu’il était un peu tard pour m’en plaindre…

La dernière fois qu’il est venu chercher les enfants, ceux-ci ne voulant pas partir avec eux il a tenté de les persuader pendant plus d’une heure. Il les a traités de mythomanes, a dit à notre fille que si elle envoyait son père en prison qu’en tant que croyante elle serait punie par le petit Jésus et irait en enfer. Il a aussi dit aux trois enfants que « tous les juges, les policiers, les experts psy lui avaient confirmé que les attouchements n’étaient pas grave tant qu’il n’y avait pas pénétration ». Deux personnes étaient présentes à mon domicile ce jour là et ont été entendues par la brigade des mineurs dans le cadre d’une commission rogatoire demandée par mon époux. Le lieutenant de police qui m’a psychologiquement harcelée m’a dit que ces gens étaient « indésirables à mon domicile » que j’avais « tendu un piège à mon mari »…


Pour une fois que des personnes autres que ma famille peuvent témoigner en ma faveur cela dérange énormément. Ce même lieutenant m’a dit qu’il avait envisagé pour moi une garde à vue, qu’il fallait prévenir mes enfants qu’en cas de nouveau refus d’aller chez leur père ils mettraient leur mère en prison.

En attendant, aucune disposition n’a été prise pour protéger ma petite fille de 6 ans qui suit une psychothérapie entièrement à mes frais, qui fait régulièrement des crises d’angoisse à l’école principalement à l’approches des DVH de son père, dont le médecin généralist a rapporté des paroles accusant son père de s’être livré à des attouchements sur elle, souffrant de cauchemars et d’insomnies.
Je vous en prie conseillez moi, que puis je faire de plus pour protéger ma fille et surtout éviter quon ne continue à la détruire psychologiquement. Ses deux frères la protègent et lui donnent le plus d’amour possible mais ce n’est pas à eux d’endosser cette responsabilité, ce sont des garçons sérieux et travailleurs qui ont mûri trop vite et qui souffrent de la situation. Je ne sais plus quoi faire, aidez-moi avant que nous soyons tous détruits par cet homme pervers et manipulateur.

Merci.

Nous en parlons
M
Melle
Publié le 17.04.2017
Inscrit il y a 4 ans / Nouveau / Membre

Bonjour Mesdames...
il semble que nous ayons vécu des expériences communes... suite à notre histoire malheureuse, pour ma fille et moi même, je souhaite écrire un livre 'collectif de parents abusés par l'injustice' et tous les témoignages seraient bienvenus pour la rédaction de ce livre... vous pouvez me contacter par le biais de la page facebook 'ces petites voix qu'on n'entend pas'... comme toutes ces petites voix d'enfants que la justice refuse d'entendre, préférant accuser le parent protecteur... bien à vous et au plaisir.
Melle