Meandres

Témoignages Publié le 21.01.2007
Comment admettre ce qui m'est arrivé?
Comment y mettre un nom pour le prononcer?
Cet acte que je m'obstine de toute mes forces a nier, je me refuse d'y penser pour que ma vie n'en soit pas bouleversée.
Oui.. ces repères que je me suis trouvé, ces branches auxquelles je me suis accroché, j'ai peur... peur de les voir s'écouler. Comment penser que l'on puisse être salie, par le sang même qui vous unit?
D'une nuit pour que, l'admiration que vous éprouviez, puisse en incompréhension et terreur se changer!! Je tremble à l'idée de coucher sur le papier, ces chemins de boue sur ma peau laissés. Ces nuit ou mon souffle saccadé et apeuré, se mêlait celui de l'autre avec son cerbère à 5 têtes, le gardien de sa perversité, qui en moi voulait s'insinuer.
J'ai de toute la force de mon être essayer de me convaincre que ce n'était qu'un cauchemard que j'avais inventé! Mais au plus profond de moi, j'ai conscience de ces cicatrices laissées sur chaque pore, dans chaque veine, dans chaque neurone... qui, telles un témoignage de feu me brûlent chaque fois que j'ouvre la boîte de pandore de ma mémoire. Je me rappelle de ma hantise de voir s'éteindre cette lumière qui pour moi seule pouvait me protéger. Je me rappelle avoir cru dans mon innocence, que, si je fermais les yeux très fort dans cette obscurité qui était devenu mon ennemie, tout... oui tout allait s'arrêter!
Je me rappelle de cet horrible grincement de lit annonciateur que l'autre allait venir pour mon plus grand malheur.
Je me rappelle de ces prières, inventées avec les mots du désespoir, que du haut de ma jeune vie, je murmurais comme une litanie et qui telles un dernier recours devaient venir à mon secours