Souffrance insurmontable

Témoignages Publié le 13.09.2010
Fotolia_1978926_XSJ'ai subi l'inceste avec mon père pendant 5 ans au domicile de mes parents.ma mère l'a su à l'âge de 13 ans mais n'a rien fait. J'ai ce jour 50 ans et suivi depuis 2 ans pour des angoisses et des idées noires et surtout une souffrance intérieure que je ne peux me libérer.Cela a commencé dans les années 69 pour moi quand nous avons déménagé, mon père nous sollicités ma soeur et moi, chacune son tour pour aller dans son lit le soir pendant que ma mère regardait la télévision. Cela a duré jusqu'à l'age de 13 ans quand un beau jour ma soeur n'obtenant pas ce qu'elle voulait "de l'argent" a dit ouvertement à ma mère ce que mon père nous faisait subir.La réaction de ma mère a été de nous demander ce que nous voulions faire nous à 13 ans, alors qu'elle devait nous protéger de notre père. Il a juré de ne jamais recommencer, mais avait essayé de nouveau avec ma soeur.Pour oublier tout cela , je suis partie faire des études que j'ai réussi, fondée une famille, une vie professionnelle sans problème. Mais suite à une dépression et un stress important  les vieux démons sont revenus à la surface à l'age de 48 ans qui jusqu'a lors tout était enfoui dans ma mémoire. Aujourd'hui traitement, thérapie, encadrement de ma famille, je n'arrive pas à vivre normalement, les idées noires ressurgissent, arrêt de travail et changement de traitement, comment se sortir de là, j'aimerais voir le bout du tunnel...
Nous en parlons
L
lunetremblante
Publié le 08.10.2010
Inscrit il y a 10 ans / Nouveau / Membre

Il faut que tu t'offres du temps, beaucoup de temps, autant qu'il t'en faudra pour te soigner et te réparer, pour te consoler. C'est long. Moi je suis en cours... depuis deux gigantesques années. Et les bienfaits sont miraculeux, même si le chemin n'est pas terminé, oh non!
Tu vas y arriver. Ne te culpabilises nullement de tes idées noires. C'est bien normal de vouloir mourir quand on a subi de telles souffrances. L'inceste est un crime! Ce n'est pas un désagrément, c'est un crime encore beaucoup trop peu reconnu pour son extrême gravité. La souffrance s'est tue pendant toutes ces incroyables années, mais elle est là aussi vive que celle de la petite fille que tu as été. Accepte la souffrance écrasante de cette petite fille en toi et donne-lui enfin le temps de s'exprimer... ce sont des heures et des heures de larmes, de sanglots violents qui ont été réprimés. Elles réclament de sortir, maintenant. Elles ne peuvent plus être réprimées.
Je t'envoie un immense courage et une tendresse démesurée que tu mérites comme toute victime.

I
igloo
Publié le 18.09.2010
Inscrit il y a 10 ans / Nouveau / Membre

Bon courage tout d'abord. Il n'y a rien de pire qu'une maman qui ne reconnait pas la souffrance de son enfant. Comment se construire, se reconstruire sans ça. Plein de tendresse et de belles pensées pour vous.