Expression libre (public)
Se faire des amies
N
natruim
Inscrit il y a 11 ans / Nouveau / Membre
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Hello

Je sens le besoin de nombreuses personnes d'avoir des amies quand je poste sur le forum et c'est aussi mon cas !

Je parle au féminin parce que je suis de sexe féminin et je me dis que ce serait bien de se faire des amies femmes afin de partager de l'émotionnel que ce soit des joies ou des pleurs !

En tout cas, cela me ferait plaisir d'avoir des amies à partir de ce forum afin de commencer à échanger authentiquement.
15 messages
A
*Profil supprimé*
Publié le 28.09.2017 20:37
Sur le forum, tu vas rencontrer des femmes et des hommes victimes ...
à force d'échanger, on finit par se connaître un peu
et grâce aux groupes de parole, on peut construire des liens non virtuels ...
Rien n'est interdit, l'anonymat est là pour protéger, pas pour interdire.
Par le chat, tu peux créer des relations aussi.

Pour ma part, je ne fais pas de distinction entre victimes hommes ou femmes.
La douleur est bien la même ... et on se comprend.
M
moogli
Inscrit il y a 5 ans / Actif / Membre
Publié le 01.10.2017 11:47
Bonjour Natruim. Je cherche également à construire des amitiés avec les femmes. On ne peut pas dire que cela soit encouragé par notre société, c'est regardé de façon suspicieuse alors qu'on encourage sans problèmes les amitiés masculine et qu'on n'exige pas d'eux qu'ils intégrent systématiquement les femmes.
Je trouve un plaisir et un réconfort dans la construction de relations avec d'autres femmes, les réalités qu'on vit et se sentir moins seule face à ces réalités. Je te souhaite de belles amitiés
N
natruim
Inscrit il y a 11 ans / Nouveau / Membre
Publié le 01.10.2017 12:18
Bonjour Moogli

Je suis parfaitement partante dans la bienveillance.

Je suis sur le chat ....
A bientôt !
F
Femmedevaleur
Inscrit il y a 3 ans / Actif / Membre
Publié le 07.01.2018 22:12
Bonjour,

J'aimerai beaucoup rencontré des personnes comme moi qui ont été victime par partager nos joies nos peines ,
Merci de me contacter ci quelqu'un est intéressé .
R
rebirth
Inscrit il y a 5 ans / Actif / Adhérent
Publié le 07.01.2018 22:31
Bonsoir Femme de valeur,
As tu pensé à t'inscrire aux groupes de paroles d'Aivi ?
Moi cela m'a permis de delivrer ma parole et surtout de ne plus être seule.
Bonne soirée.
P
Phelenix
Inscrit il y a 4 ans / Actif / Adhérent
Publié le 14.01.2018 01:29
Je ne sais pas vous mais justement en parlant d'amitié féminine.

Je ne me sens pas de faire des câlins platoniques à un homme parce que je suis encore trop déboussolée parfois à me demander si je n'ai pas aussi du désir pour cet homme, mais à une femme maternelle, je peux donner de l'affection sans problème. Comme une mère et sa fille. Tout à l'heure, je me disais que je n'ai pas beaucoup d'amies féminines là où je vis. Et que même si j'ai des amies, de femmes à qui je peux m'ouvrir, j'ai bâti ma vie de telle façon que je n'ai que des amies à qui je m'ouvre entièrement à l'écrit (avec qui les câlins seraient faciles) mais elles vivents à des centaines ou des milliers de kilomètres (de quoi en fait me plomber pour recevoir de l'affection).

Et mes amies disponibles facilement sont des femmes qui ne sont pas en capacité de me câliner comme une mère aimante (une mère normale, quoi, ce que je n'ai pas connu) rassure son enfant, ce que je cherche.

Je ne lance pas du tout d'appel aux membres de l'asso, mon désir est de bien cloisonner justement ouverture complète de mon intimité à l'écrit et ma vie physique de tous les jours. Mais par contre je me demandais si vous pouviez m'aider sur ces deux points:

- Est-ce que vous aussi vous manquez d'affection maternelle tendre (câlins, se prendre les deux mains avec réconfort, etc) au point d'en vouloir parfois sans savoir comment?

- Est-ce que vous avez des idées de comment on peut dans cette société trouver des figures gentilles et maternelles qui câlinent? Une façon d'obtenir et donner ce que je n'ai pas eu. Mais que je ne sais pas comment obtenir car je n'ai plus 7 ans mais 29 ans. Donc aller vers une gentille dame en disant 'Câlin svp', ça ne marchera pas.

Je suis un peu morte de rire d'écrire ceci, c'est vraiment ma misère existentielle, relative encore, mais la base je ne l'ai pas, quoi. Et on fait comment pour la rattraper donc avec 22 ans de retard? ^^

Merci pour vos idéees et tout commentaire sera apprécié.

Je vous souhaite de votre côté de trouver des amies à toutes qui en cherchez ici.
F
Femmedevaleur
Inscrit il y a 3 ans / Actif / Membre
Publié le 14.01.2018 10:10
Tu habite vers où? J'ai le même âge que toi moi aussi j'ai besoin de câlins affectif, tu peux trouvé de l'amour dans les églises évangéliques
A
abribus
Inscrit il y a 11 ans / Actif / Membre
Publié le 14.01.2018 11:57
ahhh les calins

Ben oui moi j'en manque aussi ... mais pas que maternel... et puis l'affection ou l'affectif n'est pas que dans les calins....

Alors, il y en a qui portent une pancarte Free Hugh ou Calin gratuit en plein milieu du trottoir et laissent les passants faire des calins.... bon moi je dis attention aux maladies ou aux toucheurs lol ...

Sinon ben y a les animaux, les petits copains ou copine ...
Bon l'amitié féminine affectueuse ca je ne connais pas, normal je suis un homme... oups... ou alors bon ca va plus loin...

Justement, je trouve ca compliqué de trouvé des calins. Parce qu'il y a l'ambiguité. Comme generalement dans nos histoires il y a des problemes de limites....il y en a certaines qu'il ne faut pas franchir.

Et puis je me dis que quelque part, nous ne sommes plus des enfants... plus besoin d'un papa ou d'une maman. Ceci dit oui j'ai des carences affectives, et je n'en connais pas vraiment les conséquences...et du coup je me demande si il n'y a pas d'autres moyens de compenser.
P
Phelenix
Inscrit il y a 4 ans / Actif / Adhérent
Publié le 14.01.2018 13:05
Bonjour à tous les deux,

Ah les églises évangéliques. Marrant. J'avais une amie singapourienne qui était chrétienne évangéliste. Elle avait surtout plein de compassion, de gentillesse et de simplicité. On s'entendait bien, moi, Athée, j'aimais l'entendre me parler du fait que Dieu en fait pour elle c'est juste des bonnes valeurs et ce genre de choses. On connectait et on se huggait. Elle me manque parce qu'avec elle beaucoup de choses maternelles amicales étaient simples. On ne s'est connues que 6 mois pendant nos études mais cette amitié du coeur et de la tendresse du toucher, je ne l'ai jamais oubliée. 6 ans plus tard, j'y pense encore.

Le seul truc bien que j'ai toujours trouvé à la religion, c'est qu'elle peut être une formidable justification pour parler d'émotions, de bienveillance, d'amour, de tendresse dans une société où ce n'est pas très à la mode de faire des câlins affectueux. Justement, la religion c'est un bon prétexte pour donner de l'amour et dans ce cas là la religion fait sens pour moi.

Morte de rire pour les maladies et les toucheurs, Abribus. hahaha ^^
Justement le genre de question qui me parle sur le nombre de personnes à hugger.

Mon copain lui a multiplié les conquêtes en nombre pour obtenir de l'affection dont il sait et dit avoir manqué. L'affection j'ai l'impression qu'il la cherche en allant à l'essentiel, par le sexe, il y a aura forcément des câlins alors qu'aller voir une fille pour juste des câlins, je ne sais pas si ça lui viendrait en tête. Avant ses 17 ans et il m'a expliqué avoir été verrouillé par l'interdit religieux.

Il m'a approchée avant notre première rencontre sur un demi-registre à l'époque entre 'des câlins c'est la base' et 'si on est dans l'humeur pour plus = sexe, on verra sur place.' C'est cet entre-deux chez lui qui m'a plu (ni asexué plein de peur, ni absolument sexuel agressif) et parce que je suis moi aussi dans un début de connaissance de moi même au niveau intime.

Si j'avais dû être une perverse, je l'aurais été il y a des années, je ne l'ai jamais été. J'ai été casse-pieds et un fond castratrice à dire à mon ex-copain de pas mettre tel vêtement, je suis contente de comprendre ce que je ressentais à l'époque. Je me sentais mal de lui dire, pas gentille, sans pour autant savoir comment lui dire ce qui n'allait pas exactement au-delà du vêtement. C'était la relation en elle-même à cause de mes tendances castratrices et de ses tendances sexuelles agressives contre l'Autre. Avec mon ex aussi cette agressivité était tempérée dans les gestes physiques, il ne m'a jamais contrainte physiquement. Elle était surtout psychologique. Et j'ai contraint mon ex de la même façon je suppose (je pense aussi que deux personnes avec le même niveau névrotique s'attirent. La relation avec mon ex m'a fait grandir mais en 1 mois j'ai plus grandi avec mon ami qu'avec mon ex)

C'est toujours des histoires d'insécurité. Cet ami que j'aime beaucoup ne se sent pas assez en sécurité avec une femme pour être mentalement avec elle tout au long de l'amour (il imagine une autre femme pendant l'amour). Et moi, je ne me sens pas assez confiante pour accepter un homme en moi. Il est en moi mais je ne peux rien ressentir, donc je ne l'accepte pas dans les faits. Et je pense en passant que cette fameuse histoire de simulation féminine ce n'est que ça. Quand une femme voit qu'elle ne ressent rien, croyant faire plaisir au garçon avec qui elle est, de bonne foi, elle fait oui oui pour s'auto-stimuler elle mentalement, elle se met à se dire que c'est bon physiquement même si dans les faits physiquement, elle resesnt rien ou pas grand chose.

Pour les câlins, je pense que c'est la base en fait, que deux partenaires bien ensemble vont se faire des câlins. Et parce que dans une vie normale ils auront eu des enfances sécurisantes où ils auront grandi par les câlins, se seront nourris des câlins. Dans mon cas et celui de mon ami, on n'a soit pas eu de câlins pour moi, soit lui eu des câlins sexualisés d'une mère avide de contacts sexuels sensuels ... (mais avec son fils, quoi. L'horreur pour lui! ça me rend juste furieuse de penser à sa saleté de mère ou les saletés de bonnes femmes qui lui ont fait ça. Et mon ex aussi c'est pareil. Au début de notre relation il m'a confié qu'à 16 ans, il allait parfois chez des copains et que des mères de ses copains le faisaient s'asseoir sur leurs genoux. J'ai un haut le coeur de repenser à ce que mon ex me confiait. Le pauvre, ça me met dans une rage contre ces saletés de bonnes femmes adultes, quoi.)

Le fait de me mettre à la place de mon ami en fait, et de mon ex, qui tout deux m'ont beaucoup raconté leur vie, des évènements et des choses qui leur ont été difficiles, ça m'aide à ne plus les embêter en croyant bien faire. J'apprécie qu'ils me parlent en fait. Que mon ami me dise 'Tu sais quand tu me proposes de m'emmener chez le médecin, je ne sais pas comment te le dire, mais ça m'ennuie. Je n'aurai pas de problème à te le demander.' Et ça me fait un bien fou de pouvoir lui répondre 'Mais tu sais l'ironie dans l'histoire c'est que moi aussi ça m'ennuie de te le proposer. Je le fais en croyant t'aider.' Et c'est cela que j'aime chez ces hommes, c'est qu'ils me demanderont toujours s'ils ont besoin. Ils n'auront jamais froid aux yeux de me demander des choses qui me choqueraient. Parce qu'ils savent qu'une demande est une demande, pas synonyme d'obtenir.

Alors que moi quand je demande, je pense d'abord à 'Est-ce que ça sera trop pour l'autre ou pas?' et j'adapte la demande pour moi en présupposant que je sais déjà si ce sera trop pour l'autre. Je présuppose trop. Mon ami lui par contre, demande trop en quantité. Trop pour mes épaules quand il demande. Et j'ai de la peine de devoir désormais dire non à certaines choses et non pour certains éléments d'une demande sinon. ça me pèse aussi que des demandes qu'il me fait soit trop grandes, qu'il n'adapte pas trop sa demande à moi non plus.

En gros on fonctionne de façon assez modérée, on n'est pas pervers, on ne l'a de de ce que je sais de nos deux histoires jamais été et jamais avec un ou une autre. Par contre, si on poussait à l'extrême nos défauts lui et moi. Il serait un mâle dominateur agresseur violeur. Et je serais une castratrice qui abuse et manipule psychologiquement des garçons trop faibles pour dire non.

Lui et moi on n'a jamais été ça. Je n'ai jamais voulu être ma mère et dans la haine des hommes. Et lui son père et dans la haine des femmes. Malgré le fait lui d'avoir été castré par sa mère, humilié par son père dans le rôle de l'éternel second dans l'ombre du plus puissant. Et que moi j'ai été abusée par ma mère pour être 'comme son amante' dans une espèce de haine où elle me poussait à haïr les hommes, rester entre femmes (entre vagins au point où elle en était). Et je suis fière de moi et de lui pour ça. A 25 pour lui et 29 ans pour moi. On est chacun bien meilleurs que nos parents et dans, je trouve, un assez bon contrôle naturel de nos pulsions, assez au clair avec ça à ce stade de nos deux vies.

Sinon, je suis en colère contre une partie de moi seulement: la tendance castratrice. Car je veux me débarrasser de ça. Je ne veux pas faire de mal aux hommes que j'aime parce que ça n'est pas les aimer bien. Certes ma tendance est légère mais trop pour moi et je ne serai pas moi avec ces mauvais comportements conditionnés. Donc là c'est mon début de travail sur ça. Pour être une femme bien avec les hommes bien.

Je ne pense pas qu'on évoluera au même rythme et fera notre vie ensemble, mais assurément, je me sens globalement assez bien avec un homme comme lui. Je ne souffre plus le martyr dans ma relation amoureuse, je goûte ce mieux-être en gardant à l'esprit que ce n'est pas une relation satisfaisante pour autant. Les mois qui viennent me permettront juste de devenir mieux dans ma peau et donc je ne peux que me réjouir.

Je suis heureuse juste de voir les améliorations d'année en année, de génération en génération ce matin. ça augure d'un meilleur futur. C'est ce qui me fait continuer pas à pas, me relever après chaque chute.

Et pour en revenir au sujet sur l'affection et l'amitié, ben je me dis que tout le travail sur le relationnel amoureux ne pourra que rendre l'amitié meilleure. Là aussi moins de jeux de maternage, moins d'étouffement, moins d'attentes inconsidérées.
A
*Profil supprimé*
Publié le 14.01.2018 20:43
Il me semble, même si ça paraît abrupt, qu'il faut renoncer à avoir une autre mère ou un autre père ... mais qu'il faut avoir pour soi la même bienveillance maternelle et paternelle ...qu'on aurait voulu et dû avoir.
Ce qui n'empêche pas des échanges chaleureux avec des personnes qui sont dans le même état d'esprit, donc un échange respectueux et accueillant ...
On ne connaît jamais l'autre de A à Z, même soi on ne se connaît pas à fond ... mais surtout on change, l'autre change et tout ce qui est vivant est comme ça ...
L'essentiel serait de se sentir sûr de soi pour accueillir le présent et ne pas le croire ni acquis, ni éternel ...
Mais être conscient qu'on recherche le parent qu'on n'a pas eu, c'est déjà moins périlleux que de s'apercevoir a posteriori qu'on se lie à des personnes qui seraient des substituts de ce parent ...

Bises à tous et toutes ... que l'année qui commence vous soit plus douce que la précédente !

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