Victime et non Coupable

Témoignages Publié le 24.01.2011

Fotolia_2370149_XSAujourd'hui, j'ai 16 ans et j'essaye de vivre comme toute adolescente de mon âge. Jusqu'ici, je ne pensais que les gestes que mon frère à eu envers moi, aurait eu un jour un quelconque impacte dans ma vie. Pourtant si ! Je vous raconte dès maintenant cette période encore innocente de mon enfance, qui me parait déjà si lointaine. J'avais 5ans et demi, voir 6ans. Assez vague souvenirs mais je me souviens tout particulièrement de ce jour où j'ai voulu un salle de jeu dans notre appartement -où je vis toujours-.

J'ai accepté de partager ma chambre avec mon demi-frère. Le fils de mon père mais pas de ma mère. Mes parents n'étaient pas encore divorcés à cette époque là et tout se portait à merveille dans ma petite vie de gamine inconsciente. Mon demi-frère, lui, avait 12ans à peine et venant nous rendre visite presque tous les weekends, nous dormions alors dans la même pièce. Je voulait jouer à la maman et au papa comme une banale petite fille de cet âge. Mais voila que mon frère, lui, voulait jouer le jeu "jusqu'au bout" et m'appris comment la vie se créait. Je faisait croire que j'avais un bébé dans le ventre avec mes peluches que je cachais sous mes tee-shirt, puis il se mettait à me déshabiller avec mon consentement mais ma gêne intériorisée. Je le laissais faire. J'épargne les détails qui me font frissonner mais je peux vous dire que nous avions de véritables relations sexuels, tel deux adultes amoureux et mariés depuis des années. Parfois j'étais entrain de jouer dans la chambre de mes parents et il me sautait dessus tout joyeux et m'expliquait toutes les positions possible. Je vous l'accorde que j'étais encore très jeune, mais mon enfance et ces détails sont encore très gravés et assez clairs. Je ne me souviens plus combien de temps à durer ces expériences mais un jour, mes parents suspectais quelque chose et sont entrer par surprise. Mon "frère" était sur moi et se mit à bondir en relevant son pantalon. Moi, qui ne comprenait pas, dit vaguement à ma mère que l'on s'amuser à faire des bébés. Ridicule mais véridique. Mes souvenirs s'arrêtent ici durant quelque années mais je me rappelle que nous sommes aller chez une dame dont j'ignore exactement la profession, mais qui me posais des tas de questions auxquelles j'étais très pudique de répondre, et pour la première fois je prenais conscience que j'avais peur de dire tout haut ce que mon coeur me criait tout bas. Depuis ce jour, j'ai grandi. J'ai vécu dans de courtes dépressions, de violentes phobies se sont déclarées il y a de cela 6ans, puis sont revenues il y a 1an tout juste. On appelle cela l'Agoraphobie (=sorte de phobie sociable irrationnelle). Je suis très psychologue et j'aime m'analyser mentalement et profondément avec mon Moi Intérieur grâce à la médiation. Je peux vous dire que je n'avais jamais pensé que ces gestes incestueux que mon "frère" portait sur mon corps d'enfants me volerait mon innocence et me pousserait à ne plus être maître de moi-même. A l'instant où je vous parle, je suis en contacte avec un psychothérapeute et bientôt un psychanalyste. Après tous les psy que j'ai vu c'est la première à qui j'ai su dire ces mots que je vous témoignes maintenant. J'aimerais vous conseiller un livre qui exprime la clé du Bonheur et de la Chance : S'AIMER SOIS-MÊME TOUT SIMPLEMENT. Un livre écrit par une thérapeute Louise L. Hay. Achetez-le ! Moi, je m'en sors plutôt bien. Mes proches ont toujours été très présents. Certains on étouffé l'affaire et je suis donc toujours resté en très bon terme avec mon grand frère !! Un comble ? Je ne sais pas. Mais quand on voit que son père accorde toujours un peu d'amour, d'argent et de logement à son fils (qui a à présent 22ans, fiancé et papa d'un garçon de 2ans), hé bien comment aurais-je pu développer un énorme haine contre lui ?

Aujourd'hui je prend le temps de lui pardonner pour me pardonnez à moi-même en retour. Mais je ne souhaite plus faire partie de sa vie. Mais j'aime mon neveux et j'aime ma belle-soeur, la grande soeur que j'aurais préféré avoir sans doute... 

Merci de votre attention et n'oubliez pas que vous n'êtes JAMAIS SEULS et que personne n'a le droit de vous interdire le bonheur. Même si vous l'aimez, car il reste votre lien de sang pour la vie. Alors pardonnez une bonne fois pour toute. Pardonnez mais ne vous sentez pas obligé de rester en liens proches avec lui/elle. Pardonnez ce n'est que pour vous-même que vous le faites. Vous êtes bon... que Dieu vous protège - quel qu'il soit pour vous.