Expression libre (public)
STOP CA SUFFIT besoin de soutien, aide, réconfort.
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Lallie
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Bonjour, ça faisait longtemps que je n'étais pas venue ici, 5 ans...
Mais aujourd'hui j'en ai le plus grand besoin.
Cela fait des années que je suis en thérapie. Depuis 1 an tout a changé à cause de circonstances tragiques (maladie puis décès de mon psychiatre) J'ai été prise en charge par une des trop rares thérapeutes formés en psychotraumatologie, les méthodes de traitements des victimes sont radicalement en train de changer, différentes de tout ce que j'ai connu. Et ma thérapeute est une personne vraiment exceptionnelle en tout points, avec une personnalité hors du commun. Je n'avais jamais progressé aussi vite, aussi fort, aussi profondément. Pour la première fois je crois être engagée, et correctement accompagnée, sur le chemin de la libération.
Mais voilà... se libérer de 36 années sous emprise (je n'ai pas encore réussi la ''mission'' indispensable de couper les ponts avec mes géniteurs, j'essaie :blink: ) c'est un chemin difficile.
Ca fait plus d'un mois j'ai entamé un processus pour débloquer une très violente névralgie cervico-brachiale droite, irradiante sur le foie et le diaphragme qui durait depuis 4 mois, et s'était aggravée au point d'une quasi impossibilité d'utiliser mon bras. J'ai de très nombreux problèmes de santé, mais pour une fois, je savais et sentais que la source de ces troubles n'était PAS somatique, ça n'avait pas commencé n'importe quand, et je n'avais pas mal n'importe où. J'ai pris mon courage à pleine mains pour creuser, comprendre les messages que disaient ces douleurs, ça m'a pris bien 15 jours mais j'ai libéré lentement tous les blocages, découvrant à chaque palier des traumatismes de plus en plus profonds, de plus en plus graves...et anciens Et un soir,d'un seul coup mon bras s'est débloqué. J'ai retrouvé tous mes mouvements et le reste s'est envolé avec un peu plus de temps.
Mais en faisant ce travail...j'ai creusé vraiment très profond, et j'ai libéré le mouvement de moi-même qui a résisté à toutes ces horreurs, qui m'a permis survivre. Et ce mouvement, qui a la force d'un trsunami, d'un volcan, je ne peux plus l'arrêter. Je VEUX SORTIR, c'est fini de subir, j'en ai assez, je veux VIVRE.

J'éprouve un besoin contraire à tout ce que j'ai eu quand je souffre trop: besoin de parler, partager je voudrais crier au monde entier...et que l'on m'entende. J'ai tant crié et personne n'est venu à mon secours
J'ai utilisé un vieux outil de libération oublié: l'écriture, parce que c'est tellement délicat ce que je rencontre que c'est difficile de mettre des mots sur mes souffrances. J'ai réussi à faire un bout du chemin samedi, après des évitement car je ne VEUX PAS aller là... mais il le faut... je ne peux plus reculer.

J'aimerais partager ce bout de ma souffrance. Les émotions remuées, ces terribles choses que j'ose enfin affronter, ça me rend malaaaaaaade: vertiges, envies violentes de vomir, troubles de la vision, gastrite, coliques intestinales. ET le plus difficile à supporter: des fortes crampes spasmodiques bassin et perinée... Vous comprendrez quand vous aurez lu...
Les expression ''ça prends au tripes'' et ''c'est viscéral'' s'appliquent tout à fait

Attention ça déménage.... purée que j'ai maaaaaaaaaaaallll



J’ai tant, tant et tant de choses à essayer de déposer, lâcher, et- pour la première fois de ma vie, l’écriture ne suffit pas, j’ai besoin de parler, parler parler, je me suis tue sur bien trop de choses pendant 36 ans. Je suis en train de me noyer de souffrance de suffoquer, ça atteint des niveaux ou j’ai des tentations très puissantes de me faire du mal, comme si en faisant cela je pouvais crever un abcès, ou crier à pleins poumons ma douleur insupportable. C’est insensé puisque, même si c’est plus que des bien mauvais souvenirs, c’est justement eux qui génèrent autant de réactions de violence. J’ai aussi constamment envie de vomir, et serais tentée- moi qui n’ai jamais eu ces problèmes, de me gaver de nourriture pour aller jusqu’à en vomir, pour libérer, sortir cet écoeurement massif, expulser le mal hors de moi. Ca aussi c’est insensé, parce que je reproduirais des violences subies en faisant ça. Pourquoi diable pourquoi pourquoi pourquoi. A quoi ça me servirait ? Qu’est-ce que ça donnerait comme message ?
Le vomissement y’a pas photo, mon vécu, mes émotions ravalées ont de quoi faire largement vomir tripes et boyaux jusqu’à n’en plus finir… De là à avoir carrément envie de les provoquer ça… c’est pas compréhensible et même j’arrive parfois à me dire c’est inadmissible… mais puis-je contrôler encore longtemps je ne sais pas… j’ai tant besoin de libérer ce qui m’étouffe !!!!
Les envies de scarifications…. Y’a tant de colère et de violence en moi, je suis complètement terrorisée de m’en savoir capable. Je n’en suis de loin pas à ma première crise de débordement d’émotions mais celle-là elle est très particulière, je le sens profondément. Après tant d’années en thérapie, j’ai enfin réussi à libérer quelque chose de très très profond en moi et c’est comme avoir foré sur une faille sismique: ça provoque geysers et éruptions à tout va, tout ce qui a été contenu, enfermé, muré dans des années et des années de silence pousse très fort ou jaillit violement , je peux plus l’arrêter, ça veut sortit, ça doit sortir, il faut que tout cette souffrance s’arrête, il faut que je cesse de me faire du mal, il faut que je brise toutes ces années de silence, que je puisse enfin exprimer les choses. Si j’y suis arrivée au début du patient travail de déblocage, maintenant la force du mouvement qui veut se libérer est débordante, je n’arrive quasi pas à gérer, c’est trop puissant. J’ai l’intégralité…enfin ….(ou peut-être pas encore) de toutes les choses ignobles que j’ai subies, encaissées, enfermées- et pour cause, à multiples tours pendant des années…pour survivre… maintenant que j’ai libéré des profonds blocages, c’est le volcan qui rugit.
Avant, j’avais des fragments de souvenirs, un par ci un par là, ça me faisait tout autant souffrir, je me noyais dans les flashbacks, j’ai déjà eu posté des morceaux de souffrance dans des forums sur le web….Mais c’était plus facile à gérer. Aujourd’hui….j’ai le puzzle qui se réunit…je sais bien que c’est ce que je recherchais, ce que je travaille avec acharnement mais c’est juste….. INNOMMABLE. Si je le pouvais j’écrirais durant des heures, déposer une par une toutes ces choses qui me submergent, toutes toute toutes. Ca me rend effroyablement malade. Mais je ne crois pas possible que je puisse tout mettre en une fois. Il faudrait un roman, et ça serait trop sordide.
Le tout dernier évènement en date venu secouer ce qui déjà remuait très fort c’était un des rarissimes appels de mon frère (on a presque 10 ans d’écart), je ne l’ai pas revu depuis des mois, Là en l’occurrence c’est parce que je recherchais ma nièce….qui va fêter ses 18 ans… et cet évènement me ramène à des choses intolérables.
Quand ma nièce est née ça a provoqué un débordement d’émotions et de souffrances tous plus effroyables les uns que les autres. J’avais 18 ans… J’ai terriblement terriblement honte de l’avouer mais les premiers sentiments très forts que j’ai éprouvés pour elle sont de la peur/panique… et de la jalousie. A cette époque je ne comprenais pas ma terreur. Ce tout petit être, je pouvais plus ou moins la regarder, mais je flippais comme une dératée quand on voulait me la mettre dans les bras. Je n’osais pas refuse mais c’était trop dur trop fort,…et la petite se mettait presque tout de suite à pleurer, je sais aujourd’hui qu’elle ressentait intensément mes émotions et que ma peur se transmettait. Pauvre puce, je ne t’ai pas donné l’immense tendresse que j’aurais dû avoir pour toi, je suis tellement désolée. Et puis cela ravivait avec une force inouïe mes propres difficultés d’assumer mon identité féminine…je suis soft quand je dis ça, je haissais violemment mon corps. Et la naissance de ma nièce, coïncidence ou réveil de traumas profonds, mon corps s’est mis à dérailler à tout va. La rage devenait carrément haine, une haine orientée sur mon corps, mais pas du tout sur tout le corps, seulement ce qui me donnerait une identité complète, sexualisée. Je ne crois pas avoir jamais pu l’accepter, en tout cas dès que j’ai émergé et me suis trouvée dans le corps d’une ado, j’ai jamais, jamais supporté mon identité, j’ai systématiquement eu des accès de violences autodestructrices quand la nature se manifestait- et j’avais la malchance d’avoir des troubles très violents qui ont trouvé explication médicale des années plus tard, je me scarifiais. Jamais je n’ai eu la possibilité ni même la présence d’esprit d’essayer un peu de réfléchir au pourquoi, pas tant que j’étais plongée dedans…
Je n’arrive pas du tout à départager ce qui m’appartient à moi, comme haine viscérale de ce corps feminin, de ce qui m’a été inculqué dans la multitude de maltraitances, faites, dites et non dites, et la plus grande multitude encore d’attitudes contradictoires seulement par le fait que j’ai eu le malheur de naître fille…
J’avais oublié, grâce surtout à un traitement de progestatifs supprimant entièrement les manifestations physiologiques, cette partie-là de moi, enfouie très soigneusement et enfermée le plus loin possible. Mais….voilà que des événements viennent me bousculer violemment, et certainement aussi l’avancée de mon parcours de libération, ma nièce fête ses 18 ans…et me voilà replongée violemment dans tout ce que son arrivée au monde m’a fait vivre, et aujourd’hui me revoilà confrontée à ….je ne sais pas comment appeler ça les mots s’échappent au profit d’une réaction de répulsion violente. C’est difficile de mettre des mots et pourtant je sens que ça serait important que j’y arrive, que je puisse trouver des pistes, des mots même violentissimes ne me blesseraient pas
Les bébés provoquent tous chez moi une peur viscérale, une appréhension jusque dans le tréfonds de moi-même et une douleur tellement profondément intense qu’il m’est encore aujourd’hui difficile de voir un bébé entre les mains d’un adulte. Et comme cela arrive tous les jours… Je fais désormais souvent l’effort de ne plus détourner le regard, au contraire, quand la poussette passe tout près je jette un œil, je me penche parfois carrément sur le petit, et…je ressens… un immense élan de tendresse….et une immense immense douleur. Si le bébé est dans les bras d’une personne, là aussi j’essaie de regarder même si ça me fait mal, horriblement mal…. De voir des adultes avec des gestes, des mots, des attitudes pleines de douceur et de diligence pour ces petits êtres, je regarde tout ça et souvent je suis au bord des larmes partagée entre élan de tendresse et….réveil d’une souffrance insondable, qui n’a pas de mot. Et invariablement je me demande, partagée entre les larmes, l’incompréhension et la colère : mais comment peut- on faire du mal à un si adorable petit être, à un enfant ????
Parce que ma souffrance à moi, c’est que je n’ai pas été accueillie avec un bonheur fantastique qui, paraît-il rend presque ivre de joie les parents, non moi c’était différent. Mitigé est un faible mot, je dirais complètement partagé entre une haine viscérale et…je ne sais trop quoi, mais en aucun cas de l’amour dans le cerveau complètement dérangé du monstre qui m’a mise au monde….et d’ailleurs même avant ma naissance c’était comme ça. Ce n’est pas des spéculations que le fœtus ressent les ressentis de la personne qui le porte. J’ai ressenti bien avant mon arrivée que je n’étais, d’une part nullement attendue car je suis arrivée presque 10 ans après mon frère, mais je n’étais absolument pas la bienvenue. Mais, hélas…chez des catholiques pratiquants, et il y a 36 ans, l’avortement était- et reste un péché… donc ils ne me désiraient pas du tout mais ils n’avaient ‘’pas le choix’’
Et le must: à ma naissance LA pire surprise: j’étais une fille. Aie. Ma génitrice supportait déjà mal un garçon… une fille c’était le sommet de l’horreur. Un psy dirait sûrement que ça devait la renvoyer à ses propres troubles d’assumer sa féminité….et à ses propre vie difficile….La bonne affaire, qu’est-ce que j’étais responsable de tout ça moi ???
Mais elle, elle m’a rendue responsable de tout.
Dès mon arrivée, j’ai cumulé les expériences d’une génitrice qui simultanément ou successivement (elle pouvait virer d’humeur en un quart de seconde) détestait son enfant au point de lui faire subir des atrocités et tortures physiques et psychologiques, désirant le tuer et en faisant des tentatives….mais n’allant jamais jusqu’au bout de ses actes parce la réalité implacable, sordide, tout récemment découverte, c’est que un enfant mort, on ne pouvait plus ‘’jouer’’ avec… Et puis elle avait ses moments de… je ne dirais pas amour, je ne sais pas comment je peux appeler cela. Je la vois comme ces petites filles qui reçoivent une poupée pour leur anniversaire. Elles peuvent la choyer, la câliner, la bercer, l’habiller comme une princesse pour qu’elle soit la plus belle, la montrer à tout le monde avec fierté… et à d’autres moments elles la taperont de toutes leurs forces, elles lui hurleront dessus toute leur rage et un tas d’ignobles mots, elles la traineront par les cheveux, elles la jetteront dans une malle pour ne plus la voir et l’oublieront… bref…tout le monde a du voir ceux des petites filles jouer avec leur poupée. Et pour moi eh bien….c’était comme ça.
Je me suis complètement égarée là…. Je parlais de ma nièce… voilé une part infime des souffrances profondes que sa naissance a réveillées. ET j’ai été aveugle, je le regrette tellement et profondément, la jalousie m’a embarquée, je voyais ( je ne sais comment j’ai pu croire naïvement) que ma génitrice éprouvait de l’amour véritable pour cette petite, elle ne cessait de l’appeler ‘’ma petite fille chérie’’, même à mon âge aujourd’hui c’est exactement par ces termes qu’elle m’appelle, imaginez la confusion… et je me disais que ce bébé prenait la place que j’aurais tant voulu avoir…elle recevait ce que je n’ai jamais reçu, je trouvais ça ignoble, injuste, j’avais envie de hurler é ma génitrice pourquoi MOI qui suis VRAIMENT sa fille elle ne m’aimait pas…
Aujourd’hui je retrouve ces souvenirs et je constate que ma nièce était traitée exactement comme moi…sauf qu’elle n’était pas suffisamment longtemps- et heureusement- en contact avec ma génitrice pour passer de la poupée adorée que l’on berce et on montre fièrement a tout le monde à celle dont on ne veut plus qu’il faut ranger dans un placard sur laquelle on passe ses rages les plus noires…
82 messages
L
Lallie
Inscrit il y a 11 ans / Habitué / Membre
Publié le 27.04.2014 23:51
@mamsou je suis capable de lire volontiers le dernier paragraphe et de le comprendre intensément. le reste me terrorose littéralement (file se planquer)

@natuella heuuuu pas tout à fait d'accord. Ok la ''famille'' cas désespéré...TOUTE?...j'aimerais essayer de renouer avec mon frère, au moins... bref je le sais intellectuellement, et ça fait son chemin douloureux pour atteindre mes tripes profondes que non décidéement jamais ça veut dire jamais.
De ce côté là on se ressemble, je suis la seule à avoir brisé le cercle vicieux qui se reproduit de générations en générations. Pour ceci je suis considérée le mouton noir. Avec des handicaps plus encore...
Mais MOI par contre j'espère bien que je suis pas un cas désespéré

@ chevalierblanc je n'ai pas tout pigé mais ce que je comprends je n'aime guère.Promis juré si je trouve du stock de courage, je t'envoie l'adresse. En attendant comme j'ai apparemment des réserves inépuisables, même quand je suis morte de douleur et de fatigue j'en envoie un wagon express géant.
P
petition
Inscrit il y a 7 ans / Actif / Membre
Publié le 28.04.2014 00:16
à naturella

Oui tu à tout à fait raison très chère j'admire t'on courage et ta détermination j'apprécie ta lucidité il faut ce résoudre un jour à prendre des décisions pour notre bien être cela et s'appelle l'instinct de survie.
J'ai voter pour le trophée asso et dire que nous sommes pas assez nombreux à l'avoir fait. Il faudrait relayer l'info le plus largement possible je me sent de plus en plus motivé à l'idée d'être membre de l'AIVI.
De lire t post me fait du biens j'aime beaucoup ce que tu écris
P
petition
Inscrit il y a 7 ans / Actif / Membre
Publié le 28.04.2014 00:54
Non il ne faut pas dire ca tu n'est pas un cas désespéré ne soit pas trop pessimiste il faut que tu soit dans une dynamique positive, c très courageux. Et de pouvoir te citez ( je suis la seule à avoir brisé le cercle vicieux qui se reproduit de générations en générations).
Pour ce donner du courage il faut ce dire que ces gens la font partie d'une minorité et nous et bien nous somme beaucoup plus nombreux en proportions que nos agresseurs(e).
L'union fait la force et ce n'est pas à nous de culpabilisé ou de ce dissimulé nous somme coupable de rien sauf d'avoir refusé des avances ou des pratiques incestueuse.
Prend soin de toi et ne te mais pas en danger je te soutiens.
N
Naturella
Inscrit il y a 8 ans / Habitué / Membre
Publié le 28.04.2014 09:52
Ok, j'ai lu quelques posts de combinours

cela me fait penser à ma grand-mère maternelle : dans son histoire ou avant, il y a un passage en orphelinat de religieuses

et je me dis que l'inceste féminin et pédophile vient sans doute de là :dry:

Elle vivait le mariage comme un viol où se laissait faire .... on ne saura jamais

mais bon, elle s'est défoulée sur moi comme elle a du le faire sur ses propres filles, elle était obsédée par la mort, le sang, se plaisait à parler d'avortements à la châine :unsure:

Il y avait une vierge marie ... je crois que le rejet des cathos vient de là pour ma mère
mais elle n'a pas fait face

et je devais payer même avec mon connard de soit disant père incestueux

Pour moi, tout est clair
Je suis plus forte qu'eux
ils sont nuls

Je n'ai pas raté ma vie, et ce sera encore mieux demain,

Je me suis trouvée
patience et on va tous en profiter à fond B)
C
chevalierblanc
Inscrit il y a 8 ans / Actif / Membre
Publié le 28.04.2014 10:15
Je suis dans le trou........j'ai mal, je pleure sans discontinuer au boulot...J'voudrais mourrir pour ne plus souffrir.....même ça je n'y arrive pas !
L
Lallie
Inscrit il y a 11 ans / Habitué / Membre
Publié le 28.04.2014 10:37
Ouh là lààààà eh be mon post fait se délier des langues.... c'était pas le but premier mais c'est bien MERCI c'est bien de partager, vous êtes tous et toutes formidables

@chevalierblanc... c'est BIEN de pleurer (tu imagine pas la chance...avoir aussi mal et ne pas pouvoir pleure c'est infernal), c'est BIEN de se connecter à sa souffrance, et...la prendre en considération.
SI j'ai bien lu tu n'arrive pas à mourir? TANT MIEUX, ça veut dire qu'il y a au fond de toi quelque chose de plus fort que tout qui s'accroche à la vie, qui ne veut pas lâcher. Bien sûr tu ne le sens pas en étant dans cet état... mais moi qui ai été si longtemps suicidaire...et comme toi je n'y suis jamais arrivée, j'ai compris que, je suis attachée à cette vie même si elle est pourrie et difficile.

@petition
NON les minoritaires c'est NOUS. Ca nous donne une raison de plus pour être fiers.
Regarde bien dans tous les pays du monde, des millions de gens sont sous emprise, sous violence parfois d'un régime, d'un dictateur, d'un mari...
Si nous étions majoritaires il n'y aurait pas besoin d'associations comme AIVI pour défendre nos droits, pour essayer de rendre (chez vous, ici c'est fait....) l'imprescriptibilité des crimes sexuels, il n'y aurait pas des referendums stupides pour voter s'il faut interdire aux pédophiles de travailler avec des enfants, non mais vraiment dans quel monde on vit :huh:
Et encore plus minoritaires sont ceux qui osent PARLER:
Devant la justice, les chances des victimes sont très souvent nulles (j'ai testé perso...je crois pas que je recommencerai...quel CAUCHEMAR!!

pour le cas désespéré...petite note d'humour

@naturella on en a des points en commun, génitrice qui se défoule sur moi, géniteurs tous les deux incestueux...le pédophile c'était l'oncle...
Les maudites croyances que les filles sont maudites, la forte dévotion à la religion catholique qui ne laisse pas mes géniteurs divorcer alors qu'ils se haïssent depuis longue date, qui n'a pas laissé ma génitrice avorter alors qu'elle ne voulait pas d'enfant...qui prône le péché, qui ordonne ''d'honorer ton père et ta mère'' dixit les 10 commandements.
Ca fait un petit moment que j'ai envoyer valser ce commandement qui devrait si je l'âppliquais me lier à vie à mes géniteurs, quand ils deviennent âgés, c'est aux enfants de s'occuper de leur parents.
Je ne respecte plus personne si je ne suis pas respectée GRRRR

Oui tu es plus forte qu'eux.
D'ailleurs tous ceux qui ont réussi à survivre le sont. Mais ils ne le savent pas toujours. Moi j'ai eu besoin qu'on me reconnecte à mes ressources, ma force qui m'a permis de me battre. Je retrouve avec émotion vois que même tout bébé, y'avait une part infime de moi-même qui n'était pas d'accord avec ce que je subissait...et qui s'est opposé avec une force pas croyable

Je me dis que j'emprunte le chemin que tu as fait parce que ce que tu me dis ça me parle...alors que je parie que j'aurais lu ça il y a 1 an ou deux je me serais dit j'y arriverai jamais
L
Lallie
Inscrit il y a 11 ans / Habitué / Membre
Publié le 28.04.2014 10:44
@chevalierblanc je suis touchée par ta souffrance,
qu'as-tu comme ressources pour soulager un peu ta douleur?? Je pense qu'au point ou %ça en est c'est bien qu'elle puisse sortir, mais ça serait bien si tu pouvais avoir des trêves pour te permettre de respirer, récupérer (j'en suis au même point donc... je partage mes tactiques...)

Respirer.
Prendre soi de toi
Faire quelque chose d'agréable, de très doux, de réconfortant.
Faire travailler un peu l'imagination... il y a bien un quelque chose qui te fait du bien (rien de négatif hein...)
C
chevalierblanc
Inscrit il y a 8 ans / Actif / Membre
Publié le 28.04.2014 10:49
Ce qui me raccroche pour l'instant ce sont mes cinq enfants qui ont encore besoin de moi ...je viens de passer une semaine seul avec eux...ils sont l'avenir....et les quatre que l'on m'a pris et que j'élevais même s'ils n'ont pas mon sang ......
Regardez ce bonheur, regardez cette photo du bonheur ...sur mon post famille nombreuses ou comment supporter nos enfants .....tout ce bonheur disparu, envolé, enlevé en quelques instants de fragilité lié à l'inceste ......
L
Lallie
Inscrit il y a 11 ans / Habitué / Membre
Publié le 28.04.2014 11:48
Wooow... j'irai lire ce post dès que je pourrai

Je pensais (cet c'est TRES important) de trouver quelque chose à l'intéreur de toi, et/ou RIEN QUE POUR TOI.
Là je rejois naturella qui disait quelque chose du genre il faut être un peu égoïstes, dans le sens positif de ce terme trop souvent mal utilisé, dans le sens '' je le fais pour moi et pour mon bien''

Je reconnais que j'ignore totalement ce que c'est que d'avoir une famille à soi, je n'ai même pas de réseau social... rien, personne, et lé je sens que ça me manque, et j'espère que ça viendra...ou pas.
Mais l'expérience m'a quand même montré que se raccrocher uniquement aux choses extérieures, c'est très à risque de s'effondrer complètement. On a des ressources en soi qui nous portent.
C'est vrai, c'est particulièrement difficile de les trouver quand on est complètement noyés au fin fond des abysses dans le noir et étouffés sous la douleur à ne plus savoir où se mettre

Cherche un peu il y a bien quelque chose, mais le truc le plus bête comme prendre un bon bain chaud, qui pourra un peu apaiser...
Plus tu trouve des petits moments de trêve, plus tu retrouvera des forces

Je t'envoie plein de petites lumières et un bout de courage, c'est plus facile d'en donner aux autres que d'en trouver pour soi
C
chevalierblanc
Inscrit il y a 8 ans / Actif / Membre
Publié le 28.04.2014 11:59
J'ai une drôle d'impression...ma vie se vit sans moi , je suis déjà extérieur à ce qu'il se passe....j'ai l'impression d'être un spectateur...je ne sais pas comment l'expliquer....mes enfants sont tous repartis chez mes ex femmes.....et ceux avec qui je vivais à temps plein sont partis avec leur maman il y a un peu plus de deux mois, je ne sais où, ni pourquoi ....
Ma vie tourne sans moi, alors effectivement certaines fois, il est légitime de se poser des questions sur le pourquoi continuer à la regarder se dérouler sans moi, sans que je puisse y interférer....c'est étrange...je n'arrive pas à décrire ce que je vis ou plutôt ce que je ne vis plus....

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