Expression libre (public)
STOP CA SUFFIT besoin de soutien, aide, réconfort.
L
Lallie
Inscrit il y a 11 ans / Habitué / Membre
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Bonjour, ça faisait longtemps que je n'étais pas venue ici, 5 ans...
Mais aujourd'hui j'en ai le plus grand besoin.
Cela fait des années que je suis en thérapie. Depuis 1 an tout a changé à cause de circonstances tragiques (maladie puis décès de mon psychiatre) J'ai été prise en charge par une des trop rares thérapeutes formés en psychotraumatologie, les méthodes de traitements des victimes sont radicalement en train de changer, différentes de tout ce que j'ai connu. Et ma thérapeute est une personne vraiment exceptionnelle en tout points, avec une personnalité hors du commun. Je n'avais jamais progressé aussi vite, aussi fort, aussi profondément. Pour la première fois je crois être engagée, et correctement accompagnée, sur le chemin de la libération.
Mais voilà... se libérer de 36 années sous emprise (je n'ai pas encore réussi la ''mission'' indispensable de couper les ponts avec mes géniteurs, j'essaie :blink: ) c'est un chemin difficile.
Ca fait plus d'un mois j'ai entamé un processus pour débloquer une très violente névralgie cervico-brachiale droite, irradiante sur le foie et le diaphragme qui durait depuis 4 mois, et s'était aggravée au point d'une quasi impossibilité d'utiliser mon bras. J'ai de très nombreux problèmes de santé, mais pour une fois, je savais et sentais que la source de ces troubles n'était PAS somatique, ça n'avait pas commencé n'importe quand, et je n'avais pas mal n'importe où. J'ai pris mon courage à pleine mains pour creuser, comprendre les messages que disaient ces douleurs, ça m'a pris bien 15 jours mais j'ai libéré lentement tous les blocages, découvrant à chaque palier des traumatismes de plus en plus profonds, de plus en plus graves...et anciens Et un soir,d'un seul coup mon bras s'est débloqué. J'ai retrouvé tous mes mouvements et le reste s'est envolé avec un peu plus de temps.
Mais en faisant ce travail...j'ai creusé vraiment très profond, et j'ai libéré le mouvement de moi-même qui a résisté à toutes ces horreurs, qui m'a permis survivre. Et ce mouvement, qui a la force d'un trsunami, d'un volcan, je ne peux plus l'arrêter. Je VEUX SORTIR, c'est fini de subir, j'en ai assez, je veux VIVRE.

J'éprouve un besoin contraire à tout ce que j'ai eu quand je souffre trop: besoin de parler, partager je voudrais crier au monde entier...et que l'on m'entende. J'ai tant crié et personne n'est venu à mon secours
J'ai utilisé un vieux outil de libération oublié: l'écriture, parce que c'est tellement délicat ce que je rencontre que c'est difficile de mettre des mots sur mes souffrances. J'ai réussi à faire un bout du chemin samedi, après des évitement car je ne VEUX PAS aller là... mais il le faut... je ne peux plus reculer.

J'aimerais partager ce bout de ma souffrance. Les émotions remuées, ces terribles choses que j'ose enfin affronter, ça me rend malaaaaaaade: vertiges, envies violentes de vomir, troubles de la vision, gastrite, coliques intestinales. ET le plus difficile à supporter: des fortes crampes spasmodiques bassin et perinée... Vous comprendrez quand vous aurez lu...
Les expression ''ça prends au tripes'' et ''c'est viscéral'' s'appliquent tout à fait

Attention ça déménage.... purée que j'ai maaaaaaaaaaaallll



J’ai tant, tant et tant de choses à essayer de déposer, lâcher, et- pour la première fois de ma vie, l’écriture ne suffit pas, j’ai besoin de parler, parler parler, je me suis tue sur bien trop de choses pendant 36 ans. Je suis en train de me noyer de souffrance de suffoquer, ça atteint des niveaux ou j’ai des tentations très puissantes de me faire du mal, comme si en faisant cela je pouvais crever un abcès, ou crier à pleins poumons ma douleur insupportable. C’est insensé puisque, même si c’est plus que des bien mauvais souvenirs, c’est justement eux qui génèrent autant de réactions de violence. J’ai aussi constamment envie de vomir, et serais tentée- moi qui n’ai jamais eu ces problèmes, de me gaver de nourriture pour aller jusqu’à en vomir, pour libérer, sortir cet écoeurement massif, expulser le mal hors de moi. Ca aussi c’est insensé, parce que je reproduirais des violences subies en faisant ça. Pourquoi diable pourquoi pourquoi pourquoi. A quoi ça me servirait ? Qu’est-ce que ça donnerait comme message ?
Le vomissement y’a pas photo, mon vécu, mes émotions ravalées ont de quoi faire largement vomir tripes et boyaux jusqu’à n’en plus finir… De là à avoir carrément envie de les provoquer ça… c’est pas compréhensible et même j’arrive parfois à me dire c’est inadmissible… mais puis-je contrôler encore longtemps je ne sais pas… j’ai tant besoin de libérer ce qui m’étouffe !!!!
Les envies de scarifications…. Y’a tant de colère et de violence en moi, je suis complètement terrorisée de m’en savoir capable. Je n’en suis de loin pas à ma première crise de débordement d’émotions mais celle-là elle est très particulière, je le sens profondément. Après tant d’années en thérapie, j’ai enfin réussi à libérer quelque chose de très très profond en moi et c’est comme avoir foré sur une faille sismique: ça provoque geysers et éruptions à tout va, tout ce qui a été contenu, enfermé, muré dans des années et des années de silence pousse très fort ou jaillit violement , je peux plus l’arrêter, ça veut sortit, ça doit sortir, il faut que tout cette souffrance s’arrête, il faut que je cesse de me faire du mal, il faut que je brise toutes ces années de silence, que je puisse enfin exprimer les choses. Si j’y suis arrivée au début du patient travail de déblocage, maintenant la force du mouvement qui veut se libérer est débordante, je n’arrive quasi pas à gérer, c’est trop puissant. J’ai l’intégralité…enfin ….(ou peut-être pas encore) de toutes les choses ignobles que j’ai subies, encaissées, enfermées- et pour cause, à multiples tours pendant des années…pour survivre… maintenant que j’ai libéré des profonds blocages, c’est le volcan qui rugit.
Avant, j’avais des fragments de souvenirs, un par ci un par là, ça me faisait tout autant souffrir, je me noyais dans les flashbacks, j’ai déjà eu posté des morceaux de souffrance dans des forums sur le web….Mais c’était plus facile à gérer. Aujourd’hui….j’ai le puzzle qui se réunit…je sais bien que c’est ce que je recherchais, ce que je travaille avec acharnement mais c’est juste….. INNOMMABLE. Si je le pouvais j’écrirais durant des heures, déposer une par une toutes ces choses qui me submergent, toutes toute toutes. Ca me rend effroyablement malade. Mais je ne crois pas possible que je puisse tout mettre en une fois. Il faudrait un roman, et ça serait trop sordide.
Le tout dernier évènement en date venu secouer ce qui déjà remuait très fort c’était un des rarissimes appels de mon frère (on a presque 10 ans d’écart), je ne l’ai pas revu depuis des mois, Là en l’occurrence c’est parce que je recherchais ma nièce….qui va fêter ses 18 ans… et cet évènement me ramène à des choses intolérables.
Quand ma nièce est née ça a provoqué un débordement d’émotions et de souffrances tous plus effroyables les uns que les autres. J’avais 18 ans… J’ai terriblement terriblement honte de l’avouer mais les premiers sentiments très forts que j’ai éprouvés pour elle sont de la peur/panique… et de la jalousie. A cette époque je ne comprenais pas ma terreur. Ce tout petit être, je pouvais plus ou moins la regarder, mais je flippais comme une dératée quand on voulait me la mettre dans les bras. Je n’osais pas refuse mais c’était trop dur trop fort,…et la petite se mettait presque tout de suite à pleurer, je sais aujourd’hui qu’elle ressentait intensément mes émotions et que ma peur se transmettait. Pauvre puce, je ne t’ai pas donné l’immense tendresse que j’aurais dû avoir pour toi, je suis tellement désolée. Et puis cela ravivait avec une force inouïe mes propres difficultés d’assumer mon identité féminine…je suis soft quand je dis ça, je haissais violemment mon corps. Et la naissance de ma nièce, coïncidence ou réveil de traumas profonds, mon corps s’est mis à dérailler à tout va. La rage devenait carrément haine, une haine orientée sur mon corps, mais pas du tout sur tout le corps, seulement ce qui me donnerait une identité complète, sexualisée. Je ne crois pas avoir jamais pu l’accepter, en tout cas dès que j’ai émergé et me suis trouvée dans le corps d’une ado, j’ai jamais, jamais supporté mon identité, j’ai systématiquement eu des accès de violences autodestructrices quand la nature se manifestait- et j’avais la malchance d’avoir des troubles très violents qui ont trouvé explication médicale des années plus tard, je me scarifiais. Jamais je n’ai eu la possibilité ni même la présence d’esprit d’essayer un peu de réfléchir au pourquoi, pas tant que j’étais plongée dedans…
Je n’arrive pas du tout à départager ce qui m’appartient à moi, comme haine viscérale de ce corps feminin, de ce qui m’a été inculqué dans la multitude de maltraitances, faites, dites et non dites, et la plus grande multitude encore d’attitudes contradictoires seulement par le fait que j’ai eu le malheur de naître fille…
J’avais oublié, grâce surtout à un traitement de progestatifs supprimant entièrement les manifestations physiologiques, cette partie-là de moi, enfouie très soigneusement et enfermée le plus loin possible. Mais….voilà que des événements viennent me bousculer violemment, et certainement aussi l’avancée de mon parcours de libération, ma nièce fête ses 18 ans…et me voilà replongée violemment dans tout ce que son arrivée au monde m’a fait vivre, et aujourd’hui me revoilà confrontée à ….je ne sais pas comment appeler ça les mots s’échappent au profit d’une réaction de répulsion violente. C’est difficile de mettre des mots et pourtant je sens que ça serait important que j’y arrive, que je puisse trouver des pistes, des mots même violentissimes ne me blesseraient pas
Les bébés provoquent tous chez moi une peur viscérale, une appréhension jusque dans le tréfonds de moi-même et une douleur tellement profondément intense qu’il m’est encore aujourd’hui difficile de voir un bébé entre les mains d’un adulte. Et comme cela arrive tous les jours… Je fais désormais souvent l’effort de ne plus détourner le regard, au contraire, quand la poussette passe tout près je jette un œil, je me penche parfois carrément sur le petit, et…je ressens… un immense élan de tendresse….et une immense immense douleur. Si le bébé est dans les bras d’une personne, là aussi j’essaie de regarder même si ça me fait mal, horriblement mal…. De voir des adultes avec des gestes, des mots, des attitudes pleines de douceur et de diligence pour ces petits êtres, je regarde tout ça et souvent je suis au bord des larmes partagée entre élan de tendresse et….réveil d’une souffrance insondable, qui n’a pas de mot. Et invariablement je me demande, partagée entre les larmes, l’incompréhension et la colère : mais comment peut- on faire du mal à un si adorable petit être, à un enfant ????
Parce que ma souffrance à moi, c’est que je n’ai pas été accueillie avec un bonheur fantastique qui, paraît-il rend presque ivre de joie les parents, non moi c’était différent. Mitigé est un faible mot, je dirais complètement partagé entre une haine viscérale et…je ne sais trop quoi, mais en aucun cas de l’amour dans le cerveau complètement dérangé du monstre qui m’a mise au monde….et d’ailleurs même avant ma naissance c’était comme ça. Ce n’est pas des spéculations que le fœtus ressent les ressentis de la personne qui le porte. J’ai ressenti bien avant mon arrivée que je n’étais, d’une part nullement attendue car je suis arrivée presque 10 ans après mon frère, mais je n’étais absolument pas la bienvenue. Mais, hélas…chez des catholiques pratiquants, et il y a 36 ans, l’avortement était- et reste un péché… donc ils ne me désiraient pas du tout mais ils n’avaient ‘’pas le choix’’
Et le must: à ma naissance LA pire surprise: j’étais une fille. Aie. Ma génitrice supportait déjà mal un garçon… une fille c’était le sommet de l’horreur. Un psy dirait sûrement que ça devait la renvoyer à ses propres troubles d’assumer sa féminité….et à ses propre vie difficile….La bonne affaire, qu’est-ce que j’étais responsable de tout ça moi ???
Mais elle, elle m’a rendue responsable de tout.
Dès mon arrivée, j’ai cumulé les expériences d’une génitrice qui simultanément ou successivement (elle pouvait virer d’humeur en un quart de seconde) détestait son enfant au point de lui faire subir des atrocités et tortures physiques et psychologiques, désirant le tuer et en faisant des tentatives….mais n’allant jamais jusqu’au bout de ses actes parce la réalité implacable, sordide, tout récemment découverte, c’est que un enfant mort, on ne pouvait plus ‘’jouer’’ avec… Et puis elle avait ses moments de… je ne dirais pas amour, je ne sais pas comment je peux appeler cela. Je la vois comme ces petites filles qui reçoivent une poupée pour leur anniversaire. Elles peuvent la choyer, la câliner, la bercer, l’habiller comme une princesse pour qu’elle soit la plus belle, la montrer à tout le monde avec fierté… et à d’autres moments elles la taperont de toutes leurs forces, elles lui hurleront dessus toute leur rage et un tas d’ignobles mots, elles la traineront par les cheveux, elles la jetteront dans une malle pour ne plus la voir et l’oublieront… bref…tout le monde a du voir ceux des petites filles jouer avec leur poupée. Et pour moi eh bien….c’était comme ça.
Je me suis complètement égarée là…. Je parlais de ma nièce… voilé une part infime des souffrances profondes que sa naissance a réveillées. ET j’ai été aveugle, je le regrette tellement et profondément, la jalousie m’a embarquée, je voyais ( je ne sais comment j’ai pu croire naïvement) que ma génitrice éprouvait de l’amour véritable pour cette petite, elle ne cessait de l’appeler ‘’ma petite fille chérie’’, même à mon âge aujourd’hui c’est exactement par ces termes qu’elle m’appelle, imaginez la confusion… et je me disais que ce bébé prenait la place que j’aurais tant voulu avoir…elle recevait ce que je n’ai jamais reçu, je trouvais ça ignoble, injuste, j’avais envie de hurler é ma génitrice pourquoi MOI qui suis VRAIMENT sa fille elle ne m’aimait pas…
Aujourd’hui je retrouve ces souvenirs et je constate que ma nièce était traitée exactement comme moi…sauf qu’elle n’était pas suffisamment longtemps- et heureusement- en contact avec ma génitrice pour passer de la poupée adorée que l’on berce et on montre fièrement a tout le monde à celle dont on ne veut plus qu’il faut ranger dans un placard sur laquelle on passe ses rages les plus noires…
82 messages
N
Naturella
Inscrit il y a 8 ans / Habitué / Membre
Publié le 28.04.2014 14:23
Je ne sais pas qui a véhiculé que le plaisir charnel était un pêché (pas pour le couple marié dans la bible selon les croyants)

mais j 'ai l'impression qu'on est nombreux à hériter de ce tabou , inceste renforçant tout ça ?

Pour la grand-mère morte depuis plus de 10 ans, c'était les hommes qui profitaient des femmes
et que le mari fasse sa sale besogne

et si la cousine prenait son pied (moi j'étais une gosse), c'était une belle salope, une pute .. que d'oser avoir du plaisir sexuel avec un homme :blink:

Elle était de lignée espagnole, et j'avais lu un livre témoignage de perversion : même genre de sévices, la savate là je pouvais en rire, c'est doux comparé au martinet !

Mon père plus nordique ne me laisse aucunes réponses ... Sa mère n 'a pas donné d'affection, époque u devoir et de la guerre ...je ne comprends pas

quand il est parti fusionner avec sa belle famille en Algérie, je crois qu'il a du se faire retourner le cerveau ... et lui même est devenu un bourreau complice

C'est idiot, chercher la chaleur humaine, l'exotisme et ne pas voir que la violence morale est permanente.

J 'ai un grand cousin qui a été instituteur, un soumis, son fils en inceste total avec sa femme :sick:

Ils ont des diplômes, ils sont à l'abris du besoin ou pas

BREF : ils sont pitoyables
mais au moins, s'ils ne font pas d'enfants, ça s'arrête.

Pour les autres, la violence psy doit continuer et elle se diluera peut être.


Lallie, si tu te reconnais dans mes écrits, la porte de sortie n 'est pas si loin.


Chevalier Blanc : tu dois plus t'aimer avant toute chose, pour être plus fort car si tu es fragile, ils s'arrangeront pour ne pas te laisser voir les enfants ...
La réponse est en toi
M
Mamsou
Inscrit il y a 11 ans / Actif / Membre
Publié le 28.04.2014 22:34
Bien sûr CB, tu peux t'en servir. D'ailleurs tout ce petit livre est super à lire. Ca m'a permis de comprendre beaucoup de choses.

Courage à toi.
C
chevalierblanc
Inscrit il y a 8 ans / Actif / Membre
Publié le 28.04.2014 23:57
Citation de chevalierblanc
Ce qui me raccroche pour l'instant ce sont mes cinq enfants qui ont encore besoin de moi ...je viens de passer une semaine seul avec eux...ils sont l'avenir....et les quatre que l'on m'a pris et que j'élevais même s'ils n'ont pas mon sang ......
Regardez ce bonheur, regardez cette photo du bonheur ...sur mon post famille nombreuses ou comment supporter nos enfants .....tout ce bonheur disparu, envolé, enlevé en quelques instants de fragilité lié à l'inceste ......



Vous l'avez vu cette photo des vacances de la Toussaint ....vous l'avez vu ce bonheur en culottes courtes ???
C
chevalierblanc
Inscrit il y a 8 ans / Actif / Membre
Publié le 28.04.2014 23:59
Citation de chevalierblanc
eh bien moi je me le permet, puisque sur ce forum, certains m'ont sauvé la vie une paire de fois et qu'il est important d'entendre ce dont on a besoin....alors oui moi je te le dis...

''je t'aime pour ce que tu es, tu es une personne infiniment précieuse, je suis très fière de toi, tu as entièrement le droit de vivre''
et tu nous fais la démonstration de tout cela dans tes propos depuis plusieurs jours et c'est très plaisant de te lire....tu sembles être quelqu'un de passionné;...peut-être est-ce aussi dû à nos passés, à nos histoires....en tout cas ...moi j'aime les gens passionnés!

CB


Lallie, je te le redis plus fort cette fois, tend ton oreille et tu l'entendras.....
L
Lallie
Inscrit il y a 11 ans / Habitué / Membre
Publié le 30.04.2014 10:54
Desolée pas vraiment capable d'écrire.... me suis fait embarquée par migraine gauche, puis migraine ophtalmique droite...bonjour les troubles neurologiques flippants) Migraine presque ok mais suis littéralement coupée en deux par mes douleurs violentes dans le bassin et bas ventre, tout est bloqué un maxima (pleureeeeeeeeee) qui me laissent pas être ni assise et guère debout

Hier mes jambes ont carrément flanché d'un coup, après un rdv (on aurait du faire gaffe à ça, vérifier que j'étais entière, connectée...) A peine sortie mes jambes se sont dérobées sous moi, j'ai failli tomber, me suis assise au premier coin venu, je ne sentais plus du tout mes jambes. Il m'a fallu min 30-40 min de stimulations pr sentir un petit qqch, et ensuite même si je pouvais les bouger, elles étaient incapable de me porter, de la vraie guimauve.
J'ai compris que le blocage était au bassin, à peine essayais de me lever, mes jambes flanchaient et cette douleur tout à fait insupportable...(alors que j'étais gavée d'Irfen et Tramal contre ma double migraine...) Alors je me suis trainée jusqu'à un bac et me suis allongée, là en plein route, loin de chez moi, malgré le froid pour essayer de faire circuler...J'ai essayé toutes les techniques apprises pour faire passer mais le barrage tenais mes entrailles profondes.
Qd ai été capable de faire assez de pas pour prendre le bus...j'ai perdu la connection avec l'extérieur. Ca m'arrive plus rarement mais ça m'arrive... Je me suis paumée complètement. Une amie au bout du fil m'ai aidée comme elle a pu.
Il a fallu 5 heures pour que me retrouve chez moi...complètement complètement terrorisée à essayer de reconstituer ce qui s'est passé.

@ chevalierblanc
Bon ce que je viens d'écrire va te faire dire je ne suis pas le seul...
Pour te citer
J'ai une drôle d'impression...ma vie se vit sans moi , je suis déjà extérieur à ce qu'il se passe....j'ai l'impression d'être un spectateur...je ne sais pas comment l'expliquer

Est-ce que tu te fais aider...?
Ca me parle à 300%. C'est la description exacte de l'état de choc et de dissociation lié a un trop gros stress et souffrance physique et/ou psychologique insupportable: l'esprit se sépare du corps et soit tu es dans le brouillard, soit tu peut sombrer dans l'amnésie, ou carrément te détacher du corps. Nombreuses sont les victimes se décrivant comme regardant la scène ''de l'extérieur''
On retrouve ces symptômes dans l'ESPT mais aussi dans la dépression...

ET c'est aussi un état NORMAL (auto-hynotique) qui n'a jamais perdu conscience de l'extérieur en étant plongé dans une activité passionnante... ou après une journée harassante quand on rentre chez soi et qu'on ''pars ailleurs'' en regardant défiler le paysage...

Je suis navrée mais là je ne tiens plus du tout assise et je dois filer (façon de parler) chez le véto essaierai de revenir

AU FAIT si vous d'avez d'excellentes suggestions pour apaiser ces douleurs (PAS somatiques pour un sou, réaction ZERO a 600mg d'ibuprofène et de Tramal faut le faire....)


Chuis vraiment désolée je souffre le martyre
C
chevalierblanc
Inscrit il y a 8 ans / Actif / Membre
Publié le 30.04.2014 11:07
Bonjour Lallie,
je n'ai pas de douleurs physiques comme les tiennes....c'est tout mon corps qui n'est plus mien...mon esprit est parti, comme détaché de moi .....je suis spectateur d'une vie qui ressemble à la mienne......où les acteurs, les bourreaux et les autres sont les mêmes que dans ma vie d'avant mais tout le monde a échangé les rôles.....je suis en train de mourir, je le sais , je le sens..je n'arrive pas ou plus à lutter...
La main que l'on m'avait promis pour m'aider à vivre ma vie est partie loin, je ne sais pas pourquoi....je tend la mienne et personne ne l’attrape....je ne vais décidément manquer à personne, je ne vais pas bien........je ne vois pas de sortie !
Aujourd'hui c'est mon anniversaire et je suis encore plus mal que les jours précédents...."ça ira mieux avec le temps, tu verras laisse passer de l'eau sous les ponts, la souffrance va disparaitre ".......NON NON et NON .....chaque jour est pire ...comme une spirale sans fin ....l'auto-destruction extrême ....ça y est je dois être en communion avec ma combinours ....je ressens ce qu'elle vivait et qu'elle faisait .....je ne comprenais pas tout.....j'y suis et j'en crêve, comme du mon psy !
P
petition
Inscrit il y a 7 ans / Actif / Membre
Publié le 30.04.2014 21:22
bonjour
oh ma pauvre chérie tu n pas bien je suis vraiment désolé de ce qu'il t arrive tu devrait essayer la médecine douce, l'acuponcture, le yoga, herboristerie et ne pas trop te gavé de médicaments tu fait peut être une allergie ou bien une contre indication à t'on traitement.
Ce que tu écris et tout à fait pertinent concernant les problèmes de chevalier blanc un état de choc peut effectivement engendré ce genre de syndrome j'ai moi mm ressentit ce genre de symptôme, et lui il arrive à faire une auto analyse, je trouve ca génial pas toi ?
Un psy n'aurait pas fait mieux. Le pauvre lui non plus n pas biens en ce moment.
Ca me fait de la peine de te sentir mal en point quand ca ira mieux tu devrai essayé de te changée les idées je c pas moi, voir d amies partir en vacances.
Qu'est que tu en pense !
En tous cas je te souhaite force et courage et laisse passé l'orage je t'envoi toute mes bonnes vibes en espérant bonne réception.
Je te claque la bise


@chevalier blanc
Chère amie Je trouve t dernier post super intéressant tu à une capacité de synthèse hors du communs je te félicite et bonne anniv prend soin de toi surtout ne pas sombré je c cela et plus dure à faire qu'a dire mes pense à t enfants et à nous tous, nous sommes tous embarquées dans la mm galère et si tu sombre on risque d'en faire autant alors force et courage.
C
chevalierblanc
Inscrit il y a 8 ans / Actif / Membre
Publié le 01.05.2014 00:31
Citation de Lallie
Desolée pas vraiment capable d'écrire.... me suis fait embarquée par migraine gauche, puis migraine ophtalmique droite...bonjour les troubles neurologiques flippants) Migraine presque ok mais suis littéralement coupée en deux par mes douleurs violentes dans le bassin et bas ventre, tout est bloqué un maxima (pleureeeeeeeeee) qui me laissent pas être ni assise et guère debout

Hier mes jambes ont carrément flanché d'un coup, après un rdv (on aurait du faire gaffe à ça, vérifier que j'étais entière, connectée...) A peine sortie mes jambes se sont dérobées sous moi, j'ai failli tomber, me suis assise au premier coin venu, je ne sentais plus du tout mes jambes. Il m'a fallu min 30-40 min de stimulations pr sentir un petit qqch, et ensuite même si je pouvais les bouger, elles étaient incapable de me porter, de la vraie guimauve.
J'ai compris que le blocage était au bassin, à peine essayais de me lever, mes jambes flanchaient et cette douleur tout à fait insupportable...(alors que j'étais gavée d'Irfen et Tramal contre ma double migraine...) Alors je me suis trainée jusqu'à un bac et me suis allongée, là en plein route, loin de chez moi, malgré le froid pour essayer de faire circuler...J'ai essayé toutes les techniques apprises pour faire passer mais le barrage tenais mes entrailles profondes.
Qd ai été capable de faire assez de pas pour prendre le bus...j'ai perdu la connection avec l'extérieur. Ca m'arrive plus rarement mais ça m'arrive... Je me suis paumée complètement. Une amie au bout du fil m'ai aidée comme elle a pu.
Il a fallu 5 heures pour que me retrouve chez moi...complètement complètement terrorisée à essayer de reconstituer ce qui s'est passé.

@ chevalierblanc
Bon ce que je viens d'écrire va te faire dire je ne suis pas le seul...
Pour te citer
J'ai une drôle d'impression...ma vie se vit sans moi , je suis déjà extérieur à ce qu'il se passe....j'ai l'impression d'être un spectateur...je ne sais pas comment l'expliquer

Est-ce que tu te fais aider...?
Ca me parle à 300%. C'est la description exacte de l'état de choc et de dissociation lié a un trop gros stress et souffrance physique et/ou psychologique insupportable: l'esprit se sépare du corps et soit tu es dans le brouillard, soit tu peut sombrer dans l'amnésie, ou carrément te détacher du corps. Nombreuses sont les victimes se décrivant comme regardant la scène ''de l'extérieur''
On retrouve ces symptômes dans l'ESPT mais aussi dans la dépression...

ET c'est aussi un état NORMAL (auto-hynotique) qui n'a jamais perdu conscience de l'extérieur en étant plongé dans une activité passionnante... ou après une journée harassante quand on rentre chez soi et qu'on ''pars ailleurs'' en regardant défiler le paysage...

Je suis navrée mais là je ne tiens plus du tout assise et je dois filer (façon de parler) chez le véto essaierai de revenir

AU FAIT si vous d'avez d'excellentes suggestions pour apaiser ces douleurs (PAS somatiques pour un sou, réaction ZERO a 600mg d'ibuprofène et de Tramal faut le faire....)


Chuis vraiment désolée je souffre le martyre


Oui je suis suivi, par un psychologue clinicien / psychanalyste.....une à deux fois par semaine...je le connais bien et lui fait confiance....c'était aussi celui de ma combinours !
Là il y a un trou dans le dispositif...je ne le vois pas pendant une semaine et demie !
Vacances obliges....... :sick: :sick: :sick:
C
chevalierblanc
Inscrit il y a 8 ans / Actif / Membre
Publié le 01.05.2014 00:49
Citation de petition
bonjour
oh ma pauvre chérie tu n pas bien je suis vraiment désolé de ce qu'il t arrive tu devrait essayer la médecine douce, l'acuponcture, le yoga, herboristerie et ne pas trop te gavé de médicaments tu fait peut être une allergie ou bien une contre indication à t'on traitement.
Ce que tu écris et tout à fait pertinent concernant les problèmes de chevalier blanc un état de choc peut effectivement engendré ce genre de syndrome j'ai moi mm ressentit ce genre de symptôme, et lui il arrive à faire une auto analyse, je trouve ca génial pas toi ?
Un psy n'aurait pas fait mieux. Le pauvre lui non plus n pas biens en ce moment.
Ca me fait de la peine de te sentir mal en point quand ca ira mieux tu devrai essayé de te changée les idées je c pas moi, voir d amies partir en vacances.
Qu'est que tu en pense !
En tous cas je te souhaite force et courage et laisse passé l'orage je t'envoi toute mes bonnes vibes en espérant bonne réception.
Je te claque la bise


@chevalier blanc
Chère amie Je trouve t dernier post super intéressant tu à une capacité de synthèse hors du communs je te félicite et bonne anniv prend soin de toi surtout ne pas sombré je c cela et plus dure à faire qu'a dire mes pense à t enfants et à nous tous, nous sommes tous embarquées dans la mm galère et si tu sombre on risque d'en faire autant alors force et courage.


Pétition, je suis un homme.........
je te remercie pour tes compliments quant à ma capacité à m'auto analyser...je le sais, mais certaines fois il faut que je partage mes réflexions pour essayer d'être certain de ce que je vis ...
tu as lu mon post ??? :silly:
P
petition
Inscrit il y a 7 ans / Actif / Membre
Publié le 01.05.2014 13:30
Bonjour cb et bien oui j'ai lu t post tu à tout à fait raison le principe de ce forum c d'échangé des idées sur notre vécu, si un jour tu à été trahis dans ta vie par des gens censée te protégé , de pouvoir à nouveaux faire confiance devient une épreuve insurmontable.
Je pense que les résilients (e) que nous sommes tous ici en principe nous devrions faire un pacte de solidarité au noms de notre combats.

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